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Twilight : Chapitre 5 - Révélation, 2e partie par Filmosaure

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“De nos jours, j’ai l’impression que l’industrie hollywoodienne n’a qu’un but : t’obliger à faire de la merde. Le système transforme tout ce qu’il touche en navet“. Par cette confidence, Robert Pattinson réalise peut-être que la saga Twilight aurait pu être plus qualitative et a été “sacrifiée” au cinéma adolescent de masse. Et malgré le fait que ses films soient clairement destinés à un certain public, elle s’attire des foudres ininterrompues, paradoxalement à hauteur de son succès. Pourtant, les navets hollywoodiens (ou français…) sont légion et il y a clairement moins de travail derrière beaucoup d’entre eux que dans Twilight.

Car si Twilight n’est pas du grand cinéma d’auteur, et ce n’est d’ailleurs pas son but, la saga reste, certes d’une qualité inégale, mais globalement divertissante, et ne mérite pas à mon sens la haine farouche qu’elle semble provoquer – le genre de haine que j’imagine suscitée en moi par un certain type de film français avec Dany Boon ou Benoît Poelvoorde, par exemple. Le premier opus, en particulier, reste le plus intéressant, enchanté de la touche féminine et décalée de Catherine Hardwicke. Les suivants, et surtout le Chapitre 2, ont meurtri cette singularité, lissant l’ensemble sous le joug probable d’un Hollywood frileux.

Bill Condon prend le parti d’instiller dans ce tout dernier Chapitre bien plus d’action que Stephenie Meyer ne l’avait fait dans Breaking Dawn ; une décision bienvenue au vu de la frustration accompagnant la lecture de celui-ci. Vendu comme un film d’action, Twilight – Chapitre 5 : Révélation 2è partie est donc lui-même divisé entre une première moitié linéaire, sans grand intérêt, et une seconde moitié fort acceptable, relevant l’ensemble grâce à une tension omniprésente et des scènes de combat bien menées.

Il est agréable de constater que ce dernier chapitre tente de lier ensemble les quatre précédents… tout du moins par sa bande originale. Carter Burwell reprend donc la main, mariant les notes singulières de Bella’s Lullaby qu’il avait composées pour le premier opus, avec celles d’Alexandre Desplat pour Hésitation. Les premières évoquent surtout l’histoire d’amour entre Edward et Bella, tandis que les secondes sont associées à l’apparition des Loups et des Volturi dans la saga.

Parsemée d’effets visuels parfois assez cheap et de situations à la limite du malaise, la première heure n’offre pas grand-chose de stimulant, se contentant d’adapter l’intrigue du livre. La transformation de Bella en vampire est assez bien gérée du point de vue du maquillage (un point fort dans le précédent également) mais se fait également prétexte à une grandiloquentes et kischissime scène de chasse, ou encore une scène d’amour au cours de laquelle les acteurs font preuve d’autant de sensualité que deux bulots cuits. Depuis le temps que ces deux-à s’attendaient, on pouvait espérer un peu plus de lâchage – c’est là que l’on sent bien les restrictions liées à public parfois à peine pubère.

Les adeptes de la saga retrouveront en revanche “l’humour Twilight” et ses clins d’oeil devenus récurrents, généralement liés à la rivalité Edward / Jacob.

L’on remarquera également certains détails à la con du style “quand un vampire est pressé, il préfère prendre sa Volvo plutôt que d’y aller trois fois plus vite à pied” ou des vampires bronzés en plein jour dans des pays chauds alors qu’Edward nous a saoulés avec ça dans le premier épisode (mais… ils brillent seulement sur commande ou quoi ?).

L’arrivée de nouveaux personnages est fort appréciable, même s’il aurait été préférable de s’attarder plus sur les pouvoirs de chacun, et l’on reste sur sa faim avec ces nouveaux protagonistes peu mis en valeur. Les Cullens demeurent égaux à eux-mêmes, avec un Carlisle devenu un peu bouffi, mais Ashley Greene toujours aussi magnifique en Alice. Les demoiselles de bon goût se repaîtront du peu que l’on nous accorde d’Emmett et Jasper : si le casting des personnages principaux demeure parfois obscur, l’on doit avouer que certains personnages secondaires sont bien plus intéressants. Kristen Stewart, quant à elle, serait-elle devenue un poil plus expressive ou ai-je été flouée par son maquillage ? Dans tous les cas, il faut avouer qu’elle bénéficie d’une dose de charme supplémentaire (ce qui n’était pas très difficile, avouons-le).

L’arrivée des Volturi, impressionnante, marque le passage à l’action. Si ce n’est un maquillage un peu outrancier, j’affectionne ces personnages, et Michael Sheen s’illustre toujours dans le rôle d’un Aro aussi excentrique que dangereux. Dakota Fanning, en revanche, a pâli en prestance depuis sa dernière apparition. Seraient-ce le look de panda ou les années en plus ? Quoiqu’il en soit, une grande tension réside dans la rencontre entre les Cullens et les Volturi, seulement brisée par un final plutôt impressionnant… et inattendu, surtout pour les lecteurs de Stephenie Meyer, qui se retrouveront désemparés et sous pression.

Sans être exceptionnel, Twilight – Chapitre 5 : Révélation 2è partie réussit donc à rattraper en partie l’ennui profond engendré par son prédécesseur, notamment grâce à une bonne dose d’action. Les haters hateront, tandis que les fans retrouveront le confort de leur univers préféré. Un épisode de Twilight comme un autre qui clôt la série sur une note plutôt positive.

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