Un pari à un dollar ?

Avis sur Un fauteuil pour deux

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Et un troisième film iconique et célèbre du cinéma américain, le réalisateur John Landis annonce étonnamment son retour dans le genre de la comédie, après nous avoir émerveillé de bonheur avec son long-métrage culte The Blues Brothers et nous surprendre incroyablement avec sa réalisation Le Loup-garou de Londres. Ce dernier crée sa propre vision sur le monde de la finance, et surtout ce que des entités dans une position confortable peuvent faire subir à ceux qui travaillent pour eux, à travers un parcours de deux protagonistes en mauvaise posture. Le sujet peut faire peur mais le cinéaste a monté son film comme une comédie à éclater de rire, avec beaucoup de joie et un rythme assez similaire à celui du film The Blues Brothers

L’histoire de faire un pari dans le but de savoir si un pauvre clochard fauché serait capable de faire aussi bien le travail d’un grand directeur de banque à la place de l’ancien employé est certes ridicule, improbable et insensé mais conduisant à une série d'événements particulièrement drolatiques. John Landis prend bien son temps à dévoiler son scénario, avec un nombre de détails suffisants, ainsi que les personnages animant la production en toute modestie et dans une grande liberté artistique, joués par une réunion d’acteurs campant leurs personnages avec plaisir et sobriété. 

Dans le casting, on retrouve Dan Aykroyd, artiste incontestable, ayant déjà prouvé son talent humoristique dans la réalisation The Blues Brothers. Ce dernier livre une prestation bien plus que correcte, où il se met bien à la place de son personnage, même si on a la tendance de croire qu’on l’a laissé jouer son protagoniste à sa manière. Cette impression est aussi la même pour Eddie Murphy, artiste qui a vu carrément sa carrière lancée, après avoir élevé une notoriété méritoire suite à la sortie du long-métrage 48 heures

Le même avis est le même pour l’étonnante Jamie Lee Curtis, actrice qui s’est fait connaître avec le film Halloween, la nuit des masques. Peu importe l’aisance ou les possibilités d'interprétation, Dan et Eddie forment un duo de personnages accomplis, faits pour garantir avec sûreté le genre comédie de cette production. Dans n'importe quelle scène où l'un des personnages, voire mêmes les deux en même temps, c’est la rigolade assurée, même dans les plus désastreuses situations.

On compte également, dans la pléiade d’acteurs, Ralph Bellamy et Don Ameche, deux acteurs campant deux manitous de la finance et dessinant absolument des êtres très représentatifs à leurs professions, à l’allure des frères Dupond et Dupont dans les aventures de Tintin. En plus d’un casting étourdissant, John Landis nous enchante de gaieté de cœur avec la joie et le côté féerique de Noël, même quand il s’agit de raconter une histoire fâcheuse et sarcastique, c’est qui est assez rare dans les productions dévoilant le même genre de sujet. L'humour est quasiment omniprésent, même avec des scènes grotesques et un peu exagérées mais cela nous fait bien esquisser des sourires.

Ce dernier a bien pris soin au montage de son œuvre, avec pas mal d’inventivité, aucune scène ne m'a semblé inutile. Chaque moment de la production explique, avec modération, l’évolution des personnages joués par Dan et Eddie, et surtout de ce qui passe suite à la collaboration de ces derniers, notamment la fin du film, dans le World Trace Center, avec une image adéquate du monde de la finance et de son mécanisme imprévisible et aléatoire. Pas aussi brillant que la production The Blues Brothers mais cette réalisation est un pur et vif plaisir à sentir pendant le visionnage. 7/10

Coleman, j’ai fait le plus absurde des cauchemars. J’étais pauvre et personne m’aimait. J’avais perdu ma situation, j’avais perdu ma maison et Penelope me détestait et tout ça par la faute de cet abominable nègre.

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