Chérie, on a volé les négatifs.

Avis sur Un génie, deux associés, une cloche

Avatar Boubakar
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Un cowboy projette de faire un casse de 300000 avec deux autres bras cassés.

Un génie, deux associés, une cloche est une suite de Mon nom est personne, avec Terrence Hill qui joue le même personnage, dans un nom différent ; de Personne, il passe à Joe Merci ! C'est aussi l'occasion des retrouvailles avec Sergio Leone producteur, scénariste également, et qui est également le réalisateur de la première scène, qui va donner le ton du film. A savoir que c'est une parodie du Western Spaghetti, mais plus lourde que chez Tonino Valerii, si on excepte peut-être les scènes avec Klaus Kinski, situées au début, et qui sont amusantes, car elles détournent le duel au pistolet. On retrouve aussi dans le rôle des bras cassés Miou-Miou et Robert Charlebois ainsi qu'une bonne musique de Morricone, bien qu'il ne s'ennuie pas à singer sa propre partition de Mon nom est Personne.
Mais le problème de la mise en scène qui semble parfois à côté de ses pompes tient aussi aux circonstances du tournage, à savoir qu'une partie des négatifs a été volée et que, les producteurs se refusant à payer la rançon, vont utiliser des prises alternatives afin de compenser ce qui peut être sauvé. Ce qui fait que le récit est parfois tarabiscoté, et que la qualité d'image est très variable d'un plan à un autre.

Mais d'une manière perverse, en produisant ce film, sans y être crédité, Sergio Leone ne voulait-il pas enterrer de ses mains ce genre qu'il avait crée dix ans plus tôt ? Un peu du genre après moi le déluge ? Car personnellement, malgré les fulgurances du début où Leone n'avait pas perdu la main, j'ai trouvé ça un peu lourd.

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