Saint-Jacques-La Mecque

Avis sur Un homme pressé

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Saint-Jacques-La Mecque
Alain est PDG d'une grande firme automobile: une vie incessante entre de multiples rendez-vous et conférences qu'un AVC vient brusquement interrompre à deux semaines du salon de Genève où un nouveau modèle électrique doit être présenté. Jeanne, l'orthophoniste chargée de s'occuper de lui pendant sa rééducation attend elle de connaître sa mère biologique l'ayant abandonnée. Elle va tenter de lui venir en aide mais comment pénétrer cet univers misanthrope quand en plus la fille de l'entrepreneur, Julie, souhaiterait réaliser un rêve spirituel.
Comment se refaire après un AVC et tenter de retrouver sa vie d'avant? Plusieurs types d'attaques subsistent mais dans ce cas c'est la diction qui est touchée, donnant lieu à de savoureux dialogues. Sur un plan médical, le sourire dégagé par certaines phrases ou termes inversés interloque par le fait que n'importe qui pourrait en être atteint (une connaissance proche l'a eu et avait perdu la parole durant deux semaines) et la rééducation s'avère ici élémentaire.
Et c'est sur ce point que le film frappe fort: pendant les dix premières minutes, vous n'allez pas aimer Alain, y compris pendant la séquence de l'AVC proprement parlé. Puis, au fur et à mesure des événements, une empathie naissante va monter crescendo jusqu'à l'ultime quart-d'heure et un voyage de toute beauté.
Luchini est prodigieux: tant par sa diction incroyable que son attitude vis-a-vis de ses anges gardiens (dont un chien bouleversant, véritable héros du film). Leila Behkti est également magnifique et la courte apparition de Géraldine Nakache est marquante, preuve qu'un pèlerinage, s'il peut être atteint, offre une facette de récompenses.
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