"Un jour pour tout changer !"

Avis sur Un jour sans fin

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Le comique de répétition n’aura jamais aussi bien fonctionné que dans «Un jour sans fin», couplé à un comique de situation, le film est une véritable pépite d’humour mais aussi une jolie leçon de vie. Phil Connors (Bill Murray), présentateur vedette de la météo à Pittsburgh sur une chaîne régionale doit couvrir l’incontournable «jour de la marmotte». Tous les 2 février dans la petite bourgade de Punxsutawney (Pennsylvanie), la population se presse pour apercevoir Phil la marmotte qui, si celui-ci voit son ombre au réveil, l’hiver durera encore 6 semaines. Par le biais d’une croyance populaire, dans cette comédie douce amère, l’acteur réalisateur Harold Ramis («Mafia Blues») confronte l’Amérique rurale avec l’Amérique urbaine en livrant Phil Connors, citadin prétentieux, arrogant, imbu de sa personne en pâture à ceux qu’il surnomme «les bouseux». Qui mieux que Bill Murray le cynique pour incarner cette personne détestable qu’une boucle temporelle viendra perturber pour notre plus grand plaisir ? Pressé d’en finir avec ce 2 février, Phil va se retrouver malgré lui, coincé dans une dimension parallèle où il devra revivre encore et encore cette maudite journée d’hiver qu’il déteste tant. Ce véritable purgatoire s’annonce tous les matins à 6h00 au son de «I got you babe» de Sonny and Cher (une musique qui ne vous lâchera plus !). L’affichage du radioréveil se faisant de plus en plus gros au fil du film annonce à Phil la prison dans laquelle il est le seul détenu. Rien de répétitif pour le spectateur, loin de là, car de ce purgatoire, Phil va en tirer le meilleur et se permettre toutes les fantaisies dans un concentré de gags hilarants. Pour la première fois de sa vie, Phil l’égocentrique s’ouvrira aux autres, se sentira vivant avec peut-être l’amour au bout du chemin. Véritable conte de fées moderne, «Un jour sans fin» surfe sur la vague des grands succès populaires américains comme «La vie est belle» de Capra croisant l’œuvre de Dickens «A christmas Carol» et son antipathique Ebenezer Scrooge, personnage déjà interprété par Bill Murray dans «Fantômes en fête».

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