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Avis sur Un merveilleux dimanche

Avatar Plume231
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Un Akira Kurosawa des débuts sous influence néoréaliste, même si quelques décors de studio peuvent pousser à ne pas être pleinement d'accord avec cette affirmation, mais disons un tableau réaliste du Japon de l'immédiat Après-guerre, gangrené par la pauvreté, la solitude, le désespoir, les petites combines à base de marché noir, où c'est plus l'idée de survivre que de vivre qui règne.

C'est dans cette époque que notre jeune couple attachant de protagonistes va passer un dimanche à Tokyo, avec très peu d'argent, face à de l'adversité, mais avec beaucoup de poésie et d'imagination.

Il y a quelques reproches à faire, enfin un en ce qui concerne la scène dans le logement du fiancé qui tire sérieusement en longueur. Mais en-dehors de cela, je m'incline devant l'originalité et l'audace déjà présentes du futur géant qu'est le réalisateur.

La séquence dans les ruines où le couple mime, la femme une serveuse, l'homme un tenancier, celle où ils courent à travers les rues pluvieuses pour ne pas être en retard au concert suivis par des travellings énergiques, et puis celle dans le lieu de concert désert où l'homme joue au chef d'orchestre dirigeant La symphonie inachevée de Franz Schubert face à un orchestre invisible avec en prime un cassage fracassant et surprenant du quatrième mur ; là on se dit qu'Akira Kurosawa assurait déjà d'une manière époustouflante.

A cela s'ajoute un couple d'acteurs excellent avec une mention spéciale pour Chieko Nakakita, pétillante comme c'est pas permis.

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