Les rêves ne font pas manger.

Avis sur Un merveilleux dimanche

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Masako et Yuzo, un jeune couple, se retrouve chaque dimanche, car leurs situations professionnelles font qu'ils ne peuvent pas encore vivre ensemble. Mais pour eux, le jour du seigneur est sacré, et c'est dans cet immédiat après-guerre qu'ils veulent établir des projets, aller de l'avant, malgré le fait qu'ils soient sans le sou...

Septième film d'Akira Kurosawa, Un merveilleux dimanche est ce qu'on appelle une tranche de vie, où l'action est concentrée sur une seule journée. Il parle à la fois de la jeunesse au sortir de la guerre, dans un pays où le marché noir est roi, où les stigmates des bombardements sont encore visibles, et où la population se cherche encore dans cet avenir. Masako et Yuzo font partie de cette jeunesse, bardée de rêves et d'illusions, mais pour qui le seul fait de se voir une fois par semaine constitue une joie immense.

D'une certaine manière, nous sommes très proches de la future Nouvelle Vague, avec des scènes filmées en peine rue, à l'insu du public, et comme un superbe moment où le couple dévale des marches, et va courir le long d'un travelling latéral, laissant tout le monde sur le carreau. On se doute bien que cette scène a été filmée dans une voiture, mais ça exprime très bien la fluidité de l'ensemble, et de la grande maitrise que possédait déjà Kurosawa.

Après, comme je l'ai annoncé, c'est une tranche de vie, il ne se passe pas grand chose, sinon des moments bénis entre les deux, dont le couple demeure d'une grande pureté. Et les deux acteurs principaux, les excellents Isao Numasaki et Chieko Nakakita sont peut-être un peu trop seuls.
Mais cela dit, ça reste un joli film, avec ses moments purement romantiques, comme le final sur une scène imaginaire, et qui montre bien la dureté de son époque pour les jeunes amoureux.

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