Ricky White Blues

Avis sur Undercover - Une histoire vraie

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Rick le petit Blanc, avait 14 ans et vivait à Détroit dans la plus pauvre des banlieues Noires. Son daron trafiquait des armes avec les dealer du coin, sa soeur était tombée dans la came et ses grand-parents n'avaient pas grand chose d'autres que cette baraque qui les abritaient tous.
Un jour, les stups et le FBI lui firent un chantage et l'envoyèrent acheter du crack, lui qui pouvait aller partout. Rick le petit Blanc se retrouva alors pris dans un engrenage qui à 17 ans l'envoya pour le restant de ses jours à l'isolement, derrière les verrous.
Lecteur, toi qui n'a pas encore vu ce film, pardonne moi de t'enlever ici tout espoir quant à la possibilité d'une fin heureuse. Et peut être, est ce là un grand péché car les protagonistes de cette histoire, de leur côté, y croiront jusqu'au bout.
"Car nous sommes des lions!" dira encore le père à son fils au fond du trou. Et juqu'à la voix de cet homme trente ans plus tard, qui vient clore le film d'un déchirant cri d'espoir. Et pourtant, ils auront été trahis, manipulés de bout en bout par une logique implacable qui les aura utilisés avant de retourner contre eux l'ensemble de ses armes.
Car père et fils sont étroitement liés et cette relation qui est à mon sens, le thème central du film est traitée avec une grande justesse de sentiment. Lecteur,si tu as un fils de 14 ou 17 ans à qui tu pourrais dire "Tu n'es pas mon meilleur ami, tu es mon seul ami", encore une fois, tu comprendras ce que je veux dire. Et si tu es l'un de ces vieux débrouillards qui survit entre misère et rêve de jours meilleurs, alors explique moi comment tu peux croire encore qu'il y ait un jour eut une justice, pour les plus pauvres sur la terre des Hommes.
Fort justement, la question de l'égalité des droits entre Noirs et Blancs est également soulevée dans le film qui propose divers axes de réflexion sur la société américaine. L'un d'eux vise également à mettre sur le même plan commerce illicite de la drogue et commerce licite des armes.Mais le réalisateur s'abstient de forcer le trait et de répondre lui même aux questions qu'il pose. D'ailleurs, le film évite bien des écueils notamment celui du misérabilisme.
Les acteurs sont très bons, la photo et ce décor de la banlieue de Détroit souvent filmé l'hiver donnent au film une atmosphère bien particulière qui rapprocherait ce cinéma de celui de Jacques Audiard, tant par la qualité que par la retranscription du réel.
Lecteur, tu m'auras compris, oublie l'affreux titre français et sa pâle affiche. L'essentiel est à l'intérieur.

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