Une nuit idéale pour se faire des amis !

Avis sur Une nuit en enfer

Avatar John Irons Steel
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Ce mix surprenant de thriller et d’horreur sous le soleil aride du Texas marche toujours autant malgré ses nombres d’années qui semblent jouer en sa faveur. Pourquoi ? Parce que la redécouverte du film s’est faite par le biais d’une VHS aux imperfections techniques plus qu’étincelantes qui procurent à cette nuit en enfer, un effet grindhouse avant l’heure. Les poussières sur l’écran, les sautes d’images et le son légèrement désynchronisé à quelques endroits revêtent au film les oripeaux d’un cinéma d’exploitation oublié quelque part dans les vestiges d’une salle de projection en ruine.

Sans ce détail, Robert Rodriguez était déjà dans cette tendance de série B jouissive dégoulinant de sang et de goules monstrueuses avec un supplément de second degré pointé dès la scène d’introduction avec le pop corn jaillissant autour du vendeur enflammé sous les yeux stoïques des frères Gecko. Epaulé par le style Tarantino dans la salve des dialogues rythmés comme une partie de ping pong, ce semi road trip vers la gueule de l’enfer répand à bonne dose ce qu’il faut d’humour mordant (Sex Machine, les femmes empalées sur les pieds de table, le souvenir du Viêtnam, etc.) et de menace glaçante (Richard Gecko) avant la dissolution du Bien et du Mal pour une alliance inédite contre un ennemi inimaginable.
Filmé parfois comme un western spaghetti avec ces drôles de cowboys agiles de la gâchette pour du dégommage express, Une nuit en enfer remplit sa mission de délire horrifique avec des animatronics et des maquillages bien repoussants pour se le regarder à volonté.

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