Je suis, ma chère Tristesse, très heureux de te voir !

Avis sur Vice-Versa

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Critique à retrouver sur : www.hallu-cine.net

Il est en salles depuis quelques temps déjà.
Le film de l’année,
Le voici le voilà.
Son titre ? Sens Dessus Dessous, ou Vice-Versa.

Ses trois prédécesseurs étaient peu réussis.
Brave, Cars 2, et Monsters University.
De la suite à revendre, sauf dans les idées.
Maintenant, c’est clair, y’avait un truc larvé.

Des cris, des clameurs, au haro sur la fadeur.
La grenouille devint boeuf, telle était son erreur.
Pixar l’insouciante oublia racines.
Son manque d’inspiration abomine.

Le prix d’excellence appelle l’intransigeance.
Chaque sortie, une nouvelle romance.
Les bijoux qu’on mate ne tolèrent pas l’échec.
Pixar vendrait-elle son âme contre un gros chèque ?

On criait, on criait : « Mais, c’est grave docteur ? »
Et John Lasseter resssortit de son chapeau,
Son ami, sens-émotion à fleur de peau.
Un échialas de candeur, ce grand Pete Docter.

Pixar, on nous dit souvent « c’est pour les enfants ».
Mais c’est aussi, ô bonheur, une affaire de grands.

Tout récit commence par « il était une fois ».
Toy Story, c’est pour moi là où tout débuta.

D’aussi loin, trop loin, que je me souvienne,
J’aimais que mon père dans ma chambre vienne,
Pour me conter d’un ton bienveillant une histoire,
Afin de mieux m’endormir, cela tous les soirs.

Les contes et légendes,
Les rêves des enfants.
Ce que l’âge et le temps,
Hélas vilipendent.

Abreuvé de Disney,
Vraiment tout sauf niais,
Il me manquait cependant un je-ne-sais-quoi.
Le studio phare d’Emeryville l’apporta.

Buzz, Bayonne, Woody,
Sacrés personnages.
Des amis pour la vie.
Par-delà les âges.

Un imaginaire forgé et renforcé.
Que le temps n’a pas réussi à effacer.
J’ai pourtant commencé à vraiment en douter.
La vie d’adulte, c’est un peu aseptisé.

Et c’est là, au moment le plus inattendu,
Joie dehors, bras tendus,
Que le beau Vice-Versa,
Magistralement me donne à nouveau la foi.

Une idée de génie.
Émoi et motion.
Une leçon de vie.
Joie à profusion.

Ce que va vivre Riley, beaucoup l’ont connu.
Ça pourrait même rimer avec « déjà vu ».
Émouvoir les émotions et nous avec,
Ça en revanche, ça nous cloue vraiment le bec.

Après le génial et fabuleux Là-Haut,
Qui aura plus que stupéfait par son intro,
Pixar revient nous triturer le cerveau.
Soyons clairs : on ne s’en remettra de sitôt.

Joie, Colère, Peur, Tristesse et même Dégoût.
Les drames se succèdent, poussent Riley à bout.
Son enthousiasme la quitte, tout comme ses repères.
Joie et Tristesse coupent le fil, et perdent leur repaire.

Bing Bong, de Riley son ami imaginaire,
Les accompagnera, en large et en travers,
Pour trouver la sortie, des dédales de l’esprit,
Pour sauver Riley, de sa peine et son dépit.

Pour mettre l’envers à l’endroit, Tristesse et Joie,
Vont devoir comprendre, sans morale ni leçon,
Que le bonheur puise sa force dans leur union.

Psychanalyse pour enfants, cours pour les grands,
Vice-Versa, c’est Freud, et tellement plus que ça.
La vie n’est pas un conte de fées. Eh Disney ?
Pixar, elle, le sait, mais n’en donne pas les clés.

Elle s’attache brillamment à fournir des leviers.
Au public de jouer et de s’en emparer.

Intelligentes, touchantes, fascinantes,
Les riches aventures de ces émotions,
Nous rappellent pourquoi,
L’art qu’est le Cinéma,
Est vecteur de passion.

Film de la rédemption ?
Le contrat est rempli.
C’est un beau miracle !
Allez-y, courez-y !

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