Avis sur

Vice-Versa par emberthing

Avatar emberthing
Critique publiée par le

Je m’attaque à mon premier film d’animation, après quelques mois d’absence, pas évident de s’y remettre et encore moins avec quelque chose que je n’ai jamais fait. Quoi qu’il en soit, j’ai voulu faire plaisir à ma petite sœur en l’amenant voir ce joli film et elle comme moi avons passé un joli moment en compagnie de ces petits personnages.
Vice Versa nous plonge dans le cerveau d’une petite fille de 11 ans, lequel est dirigé par les cinqs émotions primaires à savoir Joie, Tristesse, Colère, Dégoût et Peur. Nous partons à l’aventure à leurs côtés en s’occupant bien soigneusement de prendre soin des souvenirs de Riley et de gérer toutes ses émotions. Et celles ci sont bien les plus importantes dans cette période qu’est l’adolescence lorsque tout se complexifie dans notre esprit et que les questions s’entrechoquent pour former de sacrés nœuds. En vacances depuis quelques semaines, je ne pensais pas qu’aller au cinéma me ramènerait à tous mes cours de psycho et pourtant. Mais il est bien plus intéressant de faire de la psychologie dans une salle dé cinéma assise dans un fauteuil devant un film que sur les sièges rigides de l’amphithéâtre de la fac. Le réalisateur réussit avec perfection son approche des neurosciences car même si encore une fois les adultes sont les premiers à tout saisir, les enfants ne sont pas laissés de côté. Pete Docter leur offre de belles représentations de tous ces termes métaphysiques bien qu’employés à leur place. C’est à travers de multiples créations comme les îles des bêtises ou encore de la famille et par toutes ces images chaleureuses et sucrées que la question de la construction de soi est introduite. Ces paysages faisant rêver les enfants comme métaphore de l’inconscient ou le laboratoire de commande en tant que cerveau lui même : c’est grâce à toutes ces images douces et poétiques que le film parvient à garder toute notre attention.
Comme derrière tout bon dessin animé, quelques grandes réflexions se cachent et celui là n’y échappe pas puisque le spectateur revoit ses souvenirs rejaillir devant ses yeux à travers les trésors précieux que sont les perles brillantes dont s’occupent ces adorables allégories. Chacun d’entre nous ne pourra s’empêcher d’être nostalgique devant le défilé des moments plus ou moins heureux qui nous ont construit. Malgré la longueur du périple de Tristesse et Joie qui pouvait vite ennuyer, le film retombe toujours sur ses pattes et continue de nous entraîner dans cet univers enfantin.

Un an après boyhood, voici une nouvelle leçon sur la jeunesse, l’adolescence nous est livrée à travers un genre différent mais qui mérite qu’on lui accorde tout autant d’importance. La construction de l’identité, thème majeur de ce film aux images bonbons, est présentée même aux plus petits grâce au talent du réalisateur qui entraîne tout le monde dans son imaginaire.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 116 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de emberthing Vice-Versa