La fête habitacle thématique de celui ou celle que l'on ne désire pas connaitre en profondeur?

Avis sur Vincent, François, Paul et les autres...

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Le logiciel de la cinquantaine déploie allégrement ses angoisses sur cette bande de copains sur le fil du rasoir de certaines amertumes toujours prêtes à se manifester à tout moment.

Prospérité et déconfiture se divertissent des humains, l’un va bien, l’autre pas.

Le temps a passé, certains couples à bout de souffle périclitent, d’autres se renforcent, l’argent manque, le monde se transforme.

Certaines femmes lassées s’en vont accusant leurs maris protégés de n’être uniquement opérationnel que dans le calcul, la gaudriole, le jeu improvisé ou la farce de collégien.

Ça vole bas, mais le courant passe, c’est l’essentiel dans un climat ou l’on ne perçoit l'existence de son camarade que dans la fête.

La vie doit néanmoins continuer dans ses assurances et ses fractures, ses remises en questions et ses optimismes mensongers afin de conserver son aura sur les autres.

La solitude extrêmement redoutée draine sur un terrain sentimental de plus en plus clairsemé toutes les combinatoires pour l’éviter.

Soudain tout devient flou et l’on s’effondre.

"Tu n’as plus vingt ans, nous n’avons plus vingt ans".

Reproches et encouragements sont répandus dans des endroits enfumés croulant sous la bière permettant à une âme en peine de souffler quelques instants en confiant ses désarrois à une faune plus polie qu’intéressée.

On se livre pour rien, mais ça soulage.

Chacun se révèle à l’autre dans une pantomime théâtrale reposant sur le verbe haut et le geste maladroit.

Tout le monde fait semblant de faire semblant.

Une sorte d’hypocrisie et de détachement envers son semblable dont on détecte l'unique valeur que dans la découpe d’un gigot Dominical qu’il ne supporte plus d'effectuer.

Un nombre important d’heures passées à ripailler ou à se taquiner sans savoir vraiment qui l’on est.

La conclusion reste encourageante le groupe reste soudé mais sans espoir de changer de dimension.

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