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Vol au-dessus d'un nid de coucou par Alfredollieric15

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Les films impriment dans nos esprits des images, des impressions et des sentiments inviolables, imperturbables. C'est pourquoi je trouve préférable, plutôt que de dresser une critique stricte construite, de ne retenir que certains éléments m'ayant marqué au cours de ces nombreux visionnages. J'espère ainsi que vous saurez retrouver dans ces listes, bien que non-exhaustives, les mêmes ressentiments que j'ai éprouvés en regardant ces oeuvres.

Vol au-dessus d'un nid de coucou, c'est pour commencer une ambiance, celle des hôpitaux psychiatriques, froids, austères, où les humains peuplant ces lieux sont déshumanisés (en tout cas dans le film). Les murs blancs et bleus clairs, les grillages, installent une ambiance tristement sinistre.
Ces humains se divisent en deux groupes: d'une part les soignants, incarnés à merveille par l'impassible Louise Fletcher, et d'autre part, la bande de joyeux lurons que forment les malades, qu'ils soient volontaires ou non. Tous plus touchants les uns que les autres, ils sont portés par la figure charismatique de Jack Nicholson, comme à son habitude.
Mais si le film fonctionne aussi bien, c'est grâce à son message porteur d'espoir dans l'humanité quand elle est aussi soudée. Il ne faudrait pas que le film soit considéré comme trop manichéen, car il n'est rien: j'en ai pour preuve l'une des dernières scènes, dans laquelle l'infirmière Mildred Ratched, après avoir été sauvagement étranglée par McMurphy, s'enquit de l'état de santé de ses différents patients, une minerve au cou, faisant preuve d'une humanité qu'on ne lui avait pas connu jusque-là.
Mais il ne faudra pas attendre les derniers instants du film pour que Milos Forman joue sur les deux points de vue. En effet, bien que soient opposés distinctement les deux groupes tout le long du film, opposition renforcée par de nombreux champs/ contre-champs, le réalisateur ne manque pas de souligner le quotidien plus qu'éprouvant des soignants de l'hôpital (la séquence de la beuverie collective en est un parfait exemple).
Evidemment, il ne fallait pas trop tomber dans le feel-good movie, Forman choisissant donc l'option de ce triste final.

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