Tiens, il est trés beau ton plan sur les immeubles de Wall Street.

Avis sur Wall Street - L'argent ne dort jamais

Avatar MikaëlGrizon
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Wall Street 2 est à Wall street ce que Speed 2 était à Speed 1: une suite d'un film qu'on est pas obligé de porter en son coeur, et pourtant une suite plus appropriée que le premier volet.
Quand plus approprié ne rime pas forcément avec plus efficace: bien de peine, messieurs, dames, à se voir un film tranquilement, tous au cinéma, sans se faire chier.
Je ne raconte pas l'histoire du film: vous connaissez le premier volet, celui estampillé 80's. Je ne vous cache pas que si c'est les 80's qui vous font vibrer, vous risquerez d'aimer le film, ou alors vous vous risqueriez à le sauver. C'est que le cinéaste est roublard: capable d'inventivité folle, elle n'a servi pour l'instant qu'à un seul but: vous mettre d'accord vec lui. Ainsi, Oliver Stone nous invite à traverser la grave dépression qui s'est installée à notre époque? Parfait! Voyons ce qu'il a à nous dire!
Pas grand chose: les twin towers ont disparu du ciel new-yorkais, ce qui ne nous empeches pas de le filmer. Ah oui: l'Améique, en fait, c'est bien New-York aussi. C'est l'endroit d'où l'on assistera, à nouveau, à ce que l'on pourrait appeler l'effondrement de l'empire romain.
Entre Wall Street et Wall Street 2, que dire? Et bien les aînés avaient tords, ou finalement, non, c'est nous les gamins qui avons mal préparer notre adaptation au libéralisme. Et puis les aînés s'excusent. Comble du pathétique: le DVD gravé que Shia Le Boeuf tend à Michael Douglas, vers la fin du film, comme si il s'agissait d'un disque pirate comprenant les données les plus comprometantes concernant le monde d'aujourd'hui. La preuve irréfutable que les aînés était fautifs va soundain se révéler sur l'écran. Michael Douglas, fière de ses nouveau dollards, clique sur lecture: ce n'est que l'échographie du bébé. Car oui, monsieur Geko, votre fille je l'aime.
Je vous fait l'impasse sur le dénouement: il n'y a rien à préserver.
Autre hypothèse: Charlie Sheen, dans un cameo improbable, fière de ses 4 millions de dollars par épisodes de Mon Oncle Charlie, se présente à nous après avoir foutu Geko en taule 15 ans plus tôt. Que compte-t-il faire? A-t-il des projets?
'Tu as la réponse devant toi", répond-il.
Et surtout ne faite pas d'enfant.

C'est en sustance ce que l'on pourra retenir de Oliver Stone ("Alexandre" - "World trade Center" et, attendez celui-ci: "W"). Reste un moment, qui, transperçant parfois ses films, laisse rêveur: la déroute des banquiers (Josh Brolin en tête) face au délégué du gouvernement. "Comprenez vous que la socialisation, c'est ce que j'ai combattu toute ma vie"! Une autre scène nous fait doucement entendre le bruit de l'argent. Pour ces moments seulement, Wall Street: Money Never Sleep vaut le coup d'oeil. Sur l'autre versant du couteau: une love story pas du tout crédible (elle avait 100 millions de dollars!!!!).

Peut est-ce cela qu'il faut retenir du film, la même chose que dans les derniers Eastwood: ne croyez surtout pas en ce que je vous montre. Le cinéma n'est que cynisme dès lors qu'il représente.

On préférera cependant attendre le film de David Fincher, The Social Network, dès la semaine prochaine. Et le prochain Eastwood, à la toute fin de l'année: Hereafter. Quelque chose me dit qu'on y dénichera peut être des expériences plus sincère.

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