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Avis sur Wall Street - L'argent ne dort jamais

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Quelques décennies après les événements ayant menés à l'incarcération de Gordon the Gekko, Oliver Stone vient de perdre ses actifs dans l'un ou l'autre société américaine, ou seait-ce une banque. Résultat, il est dans la mouise, il peut plus rembourser l'emprunt pour sa maison et donc il doit faire un film. Mais lequel ? Shit ! Stone applique donc un vieil adage affirmant que la meilleure souple se fait dans les plus vieux pots et décide de nous pondre un nouveau film/charge sabre au clair contre le capitalisme financier et la prédation économique.

Pour la peine l'on nous ressortira donc Gordon Gekko en pleine pseudo rédemption, un Josh Brolin capitaliste à l'extrême, le Gekko qui n'a pas fini en taule, un jeune ambitieux campé par Shia LaBeouf et nous sommes repartis. Sauf qu'on sait pas vraiment ce que veut Shia. S'il est utopiste, s'il ambitionne simplement de mener une vie tranquille avec sa copine qui comme par hasard est la fille de Gekko, si le personnage unidimensionnel de Brolin pourrait potentiellement avoir une voie autre que celle tracée dès le début du film.

Encore une fois Stone enfonce des portes ouvertes et en 2010 nous parle de ce qu'il aurait du nous entretenir vers 2005-2006 pour que cela ait ne serait-ce qu'un petit effet. Là ben c'est gentil mais on nous l'a déjà expliqué dans les journaux et aux JT, merci bien.

Alors certes Stone s'attelle à nous expliquer la crise de façon très pédagogique, nous fait entrer au saint des saints (et nous fait vivre la "décision vraie" de laisser tomber Lehman Brothers, au fond) avec Eli Wallach qui comme d'habitude assure malgré son grand âge et présente un parallélisme historique très intéressant qu'est celui de la spéculation sur le bulbe de tulipe

À part ça Stone s'acharne aussi à démolir le personnage qui avait fait le succès de son précédent film à savoir Gekko himself et mieux que tout saborde son film en imposant au spectateur une fin en contre-pied total avec tout ce qui précédait.

Enfin la bande son ne casse pas trois pattes à un canard, les effets visuels sont chiants et les surimpressions permanentes n'apportent rien, au contraire, on ne peut que se dire que leur unique utilité est celle de cacher du vide.

Mais malgré ça Wall Street 2 parvient presque à se rendre supportable parce que Douglas a une certaine expérience derrière lui, que Shia respire la classe dans ses costumes, qu'il est un acteur qui manifestement, travaille ou tente de travailler ses rôles lorsqu'il pense que cela vaut le coup, que Josh Broloin en bad guy se débrouille et qu'Eli Wallach faisait le petit oiseau c'est superbe. L'ombre au tableau du casting est en fait Charlie Sheen qui nous revient plus bouffi que jamais d'autant plus que son apparition est... Inutile.

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