L'arc à flèches, messager pour l'environnement!

Avis sur Woman at War

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Peut-être que faire de la pub à ce film, on risque des poursuites pour apologie au terrorisme... En fait le film, savoureux, du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson, nous place devant le dilemme de «résistant ou terroriste». Ainsi Woman at war, nous invite avec humour à nous pencher sur la réalité d'un environnement malmené par les intérêts financiers... et comment on y répond!
Une souriante et énergique professeure de chant, la cinquantaine, animatrice d'un joyeux groupe choral, est aussi une pasionaria de la lutte pour l'environnement. Avec son arc et ses flèches elle s'engage dans le combat, solitaire, contre les usines d'aluminium et les affaires internationales autour de l'Islande qui polluent et enlaidissent son pays. Mais son engagement n'est pas sans danger.
Le film, Woman at war, (les femmes en guerre -?) un beau conte du réalisateur Benedikt Erlingsson, nous fait découvrir son engagement radical, qui la conduit à des actes de sabotage contre les lignes de haute tension et les pylônes qui traversent la lande islandaise. Son acte de résistance contre ce mastodonte international, ce sont des actes considérés par les autorités et les milieux d'affaires comme des actes terroristes et il paraît que même la CIA et les services secrets d'Israël vont participer aux investigations!
Ce film nous donne à voir des images magnifiques des immenses étendus Islandais, ces paysages majestueux, la performance physique de cette militante, pleine de vigueur et d'idées qui sait comment dénoncer, alerter tout en sachant s’insérer dans le milieu naturel et dans le rapport familial de ce pays où, peu ou prou, on trouve toujours un éventuel cousin susceptible de donner une protection.

Entre autres, une séquence restera comme le symbole de la lutte contre les nouveaux moyens de surveillance et d’oppression, les drones! Elle saura y faire face, masquée et victorieuse, avec l'appui d'un Mandela sourient...

En référence à la tragique légende du voleur Eyvindur, amoureux d'une riche fermière, Halla qui ont du vivre cachés plus de vingt ans dans les Hautes Terres d'Islande, au XVIIème. notre héroïne s'appelle aussi Halla, sachant parcourir et se cacher dans cette terre-mère. Elle a une sœur jumelle Asa, professeure de yoga, qui ne sait rien de ses activités clandestines, tout en partageant avec elle l'attente de l'adoption d'une petite fille Ukrainienne, Nika, qui lui a été attribuée par les services officiels.
Le sens de ce jeu double que Halla, malgré elle, fait assumer à sa sœur, c'est un énième rebondissement dans ce film plein de fantaisie, avec une orchestre toujours présente, complice, pour ponctuer ses gestes, ses interrogations, ses espoirs. Et un chœur de trois belles voix ukrainiennes que, même dans l’allégorie de la dernière image de Halla avec sa petite-fille, sortie de l'orphelinat, nous renvoi à l'environnement et à l'état du monde avec ses routes inondées...
https://blogs.mediapart.fr/arthur-porto/blog

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