Oh Brad tes cheveux !

Avis sur World War Z

Avatar Maurice  Ronet
Critique publiée par le (modifiée le )

Légèrement misanthrope, je suis ravi de constater que les spectateurs sont remarquablement espacés à l'UGC Ciné Cité Les Halles. Je suis donc en condition de réception optimale pour assister à la projection matinale de WWZ.
Pas de collé-serré avec les bras frêles mais obstinés d'un jeune cadre obsédé du double accoudoir ou d'une vieille sentant l'oignon et ayant eu de légers problèmes avec un déo bille pas très efficace. Pas de spectateurs de plus de 2 mètres arrivant en retard et s'installant juste devant moi. Et surtout, pas ou très peu de bruits de papiers de confiserie ou de raclement de fin de carton de pop-corn.
Car il faut bien se l'avouer : quel être normalement constitué se commande ce genre de trucs à 9h00 du matin ?

Voici qu'arrive le Brad Pitt's Case car voyez-vous je n'ai rien contre un demi-Dieu grec de cinquante ans, très bien peigné. D'ailleurs Brad est tellement beau qu'il efface rapidement la semi-bombasse qui lui sert de femme et les 2 gamines ternes qui l'accompagne furtivement au début du film.
Alors que les rues de Philadelphie s'emplissent de zombies sprinters aka Usain Bolt, Brad trouve des solutions instantanées pour protéger ses proches.
D'abord il y a un gros product placement de Volvo qui signale à tous les spectateurs qu'il est possible de survivre facile à un accident maousse avec un camion en mode airbag mon amour (pas de blessures, rien... Nada. Brad reste coiffé-décoiffé.
Ensuite Brad se réfugie dans un immeuble et appelle un black (un certain Thierry) qui envoie assez rapidement un hélico pour sauver la Malka Family de Brad.
Car, voyez-vous, notre égérie Chanel N°5 a bossé sur des cas de zombies et a même été un temps employé de l'ONU (?!) ce qui lui vaut un traitement de faveur en comparaison d'un turc du Blanc Mesnil par exemple.
Puisqu'il est super famous, il se retrouve de façon logique sur un navire militaire et contre toute attente se met à discuter sérieusement du problème zombie avec le black dont on ne saura JAMAIS la profession exacte.
Brad doit apporter son expertise mais il le sent pas trop. Il en a apparemment soupé des morts-vivants mais le black lui dit qu'ici c'est pas l'Arche de Noé et qu'il vaudrait mieux qu'il rempile s'il ne veut pas que sa petite famille soit renvoyée fissa à Philadelphie qui s'est transformé en Zombie Academy.
Brad ne discute pas. Il fait un gros gift à sa copine à moitié bonne : un téléphone satellitaire. Petits bisous aux enfants et voilà Brad qui s'embarque dans un Transall vers la Corée. Sa mission : protéger un scientifique qui va enquêter sur un supposé patient zéro. Et Brad rempli parfaitement sa tâche puisqu'en arrivant chez les noich, le scientist s'auto-tire une balle dans le bide (scène d'une loufoquerie majeure à voir absolument).
Après cela, Brad se retrouve avec des gros mercenaires ricains réfugiés dans un petit abri.
D'ailleurs un des militaires un peu pragmatique demande à Brad sa profession. Brad l'ignore tel Alain dans le Samouraï.
A l'instar du scientifique auto suicidé, beaucoup de seconds rôles ne servent absolument à rien dans ce film tant Brad illumine de sa profonde conscience et de son autorité naturelle les divers persos de WWZ.
Oui vous l'avez compris, le sort de l'humanité est entre les mains de Johnny Belle Gueule. De lui et lui seul. Aucun adjuvant.
On ne s’appesantira pas sur cette troublante et équivoque séquence israélienne (qui y a vu une interprétation symbolique ?)
En revanche on rira de bon cœur lorsque Brad Pitt au cours de ses nombreuses aventures se retrouve dans un avion de ligne dont les passagers de la classe eco se sont transformés en living dead sous Read Bull. En tant qu'expert onusien (secret service des nations unies ?) de la première heure, Brad va agir de façon logique : il jette une grenade dans la carlingue pour aspirer tous ces loosers right in the sky. Vous noterez que Brad a beaucoup plus de chances que les passagers du vol TWA 800 du 11/09 puisqu'il est à peu de choses près l'unique survivant après une chute de 8000 pieds dans un demi-avion. Mais Brad is a God, so.

Evidemment il n'est pas question d'évoquer ici la solution qu'a trouvé Pitt The beautiful pour se débarrasser des zombies.

En dernier lieu je signale que vous pouvez voir ce film.

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