Yves Saint Laurent n'était pas un saint

Avis sur Yves Saint Laurent

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Jeune homme timide de 20 ans, né à Oran, moqué et humilié sur sa terre natale à cause de son homosexualité, le jeune Yves Saint Laurent se rend à Paris afin de travailler pour Christian Dior.

Yves Saint Laurent n'était pas un saint. Sa vie fut un calvaire, partagée entre son génie créateur, la maladie et sa liaison tumultueuse avec Pierre Bergé.

Le biopic raconte son ascension. Grâce à Bergé, il acquiert son indépendance. Bergé, incarné par Guillaume Gallienne d'une justesse extraordinaire, qui a dû étudier toute l'expressivité de l'homme avant de se lancer dans le rôle.

Tant pis ou tant mieux, le film ne fait pas des rumeurs sur sa liaison avec Pierre Bergé son pain bénit, ne s'attardant pas sur les ragots révélés par l'ancien chauffeur de Pierre Bergé concernant des orgies sado-masochistes. Aussi, la toxicité du couple Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, apparaissant comme un pilier, est sans doute vue à la baisse par rapport à la réalité, faute de témoignages. Même si le film évoque subtilement "La vilaine Lulu" dans un plan. Vous savez, la bande dessinée signée Yves Saint-Laurent que les complotistes accusent de faire l'apologie d'orgies pédo-sataniques s'étant réellement déroulées.

Yves Saint Laurent, à la convergence des milieux de la mode, bourgeois et homosexuel, est un sujet passionnant, alimentant de nombreux fantasmes.

Le biopic manque certainement un peu d'épaisseur ne s'attardant que rarement sur les situations, préférant zapper les périodes de sa vie. Ainsi on passe de la première entrevue avec Bergé au restaurant à l'été suivant dans sa villa, et de cette villégiature à sa liaison en une ligne de dialogue chaque fois. La reconstitution des tenues dessinées par Yves Saint Laurent est en revanche réussie.

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