Gilliam homemade

Avis sur Zero Theorem

Avatar Eowyn Cwper
Critique publiée par le

Le sens de la vie, le vide existentiel, une administration futuriste et kafkaïenne : retour aux vieilles obsessions qui rongent Gilliam depuis les Monty Python. Encore une fois, ce n'est pas dans de grands moyens qu'il obtient ce qu'il désire, et donne ici carrément dans le homemade. Un petit mois de tournage, des acteurs qui se sentent à l'aise, c'est une création sans pression qui a connu une genèse des plus tranquilles.

La richesse visuelle du Zero Theorem n'est jamais du remplissage. En fait, elle sert même à déconstruire. Aucune inspiration n'y est visible bien que rien n'y soit vraiment nouveau ni épatant, mais c'est une grande page blanche que l'artiste nous épingle dans la tête pour tout y faire de... zéro.

Nonobstant, le Zero Theorem rassurera de nombreux fans de Gilliam qui ont cru le perdre dans les années 2000. Rien n'a changé en lui depuis Brazil, si ce n'est qu'il affectionne un univers plus cosy où le dindon de la farce (ici joué par un Christoph Waltz entièrement dans son élément) évolue doucement jusqu'à... jusqu'à... Bon, Gilliam ne sait toujours pas comment finir ses films, mais il y a pour une fois quelque chose de réconfortant dans ses idées fixes.

Quantième Art

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 16 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Eowyn Cwper Zero Theorem