Thriller Afrikaners.

Avis sur Zulu

Avatar Boubakar
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Dans l'Afrique du Sud qui se remet difficilement de l'Apartheid, deux flics enquêtent sur la disparition d'une jeune femme, mais dont la portée va aller bien plus loin que ce simple meurtre.
Quatrième film de Jérôme Salle, celui-ci tourne très souvent autour du thriller/polar, et à la vue du résultat, il est étrange que les Américains ne l'aient toujours pas appelé, car niveau mise en scène et action, il en a sous la pédale.

Avec Orlando Bloom (qui s'est bien musclé, et dont on peut voir sa nudité) et Forrest Whitaker (qui a vraiment fondu), le spectacle est de qualité, bien que le premier en fasse un peu beaucoup dans le genre ténébreux, à boire chaque matin sans que son travail n'en soit vraiment impacté. D'ailleurs, le personnage n'est pas présenté comme sympathique, laissant tomber son fils, couchant avec des filles dont il ne se souvient plus le nom, horrible avec son ex-femme, difficile d'avoir de l'empathie.
Quant à Whitaker, très attaché à sa mère qui lui rappelle qu'il est un Zulu, c'est le modèle du flic droit dans ses bottes, qui n'hésite pas à user de son flingue, et qui se met souvent dans des situations difficiles, comme une scène d'action à la plage où son oreille va être amochée.

Quant à l'histoire, j'avoue que je n'ai pas tout compris, mais cela tourne autour d'un trafic de drogue, le tout filmé de manière très correcte, sans faire bouger la caméra de partout lors des scènes d'actions, ni d'utiliser des stéréotypes afrikaners dans la musique d'Alexandre Desplat.
A l'inverse du personnage d'Orlando Bloom, qui s'amoche de plus en plus dans le film, Zulu reste droit dans ses bottes et s'il n'a rien de révolutionnaire, propose des scènes bien torchées, ce qu iest déjà pas mal.

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