critique collective mixée par Kenshin
(x) intervenant n° /x/ liaison necessaire

(1) Alors bonne nouvelle j'ai beaucoup de choses à dire, mauvaise nouvelle tout sera en vrac donc bon courage pour mettre ça dans la critique.

(2) Le film propose pourtant plus d'idées qu'un film de Canet mais est-ce pour autant un bon film ?

(3) D'abord je me dis qu'il faut que je prévienne PierreAmo, il y a un vitrail et un putain de ponton.

(2) Si je m'attendais à ça. Je ne sais pas le titre m'évoquait quand même un truc avec des extra-terrestre. Et puis j'pensais voir Asia achement plus quand même.

(4) Je ne vais pas faire long car ce serait faire trop d’honneur à ce truc pseudo-décalé. Se prendre pour Helmut Newton, Jean Rollin et Claude Mulot, vouloir faire son "Portier de nuit" ofniesque, c’est bien mais encore faut-il en avoir les moyens.

(1) On est d'accord que tout le monde s'attendait à un gros wtf, donc bon, au moins on a eu ce qu'on était venu chercher, non ?

Cependant je ne m'attendais pas à toutes ces scènes de cul /car/ (2) il y'a presqu'autant de scènes érotiques que dans un pinku eiga mais parfois en vachement moins bien il faut le dire.

(4) La série Z ne peut être réussie que si elle est généreuse, que si le « perchage » n’est pas feint, on ne s’autoproclame pas nanar on laisse le spectateur vous en donner le statut.

(5) Dans son dernier album, Baxter Dury s'écrie: "A moins que tu n'aies rien dire, ne dis rien !"

Ce qui pourrait s'inverser en "ne parle que si t'as rien à dire".

(3) Puis, je me dis : "il manque mon grand-oncle Eugène qui était curé missionnaire en Égypte avec une longue soutane noire"

(5) Le problème est qu'Arielle a pensé avoir à dire quelque chose. (Au monde ? À Bernard ?)

Car c'est l'histoire tragique d'une vieille momie qui veut retourner en Égypte antique, et qui utilise pour ce faire la seule magie encore opérante en 2020 : le cinéma.

Because Arielle is a celestial artist dont les ailes are burning.

(4) Arielle fait du Arielle, son numéro de provoc sent le réchauffé, 30 ans de retard au compteur de la subversion.
Pas un élément n’est laissé au hasard : scénario, casting, dialogues, mise en scène, tout est pensé pour qu’on s’exclame « Non non non ce n’est pas possible, elle est vraiment folle cette Arielle, on n’a jamais vu ça ». Et là se situe le vrai problème : elle n’est pas folle, on a déjà vu ça des centaines de fois, et en tellement mieux et surtout en sincère.

(1) D'ailleurs je suis assez surprise de la réalisation, je m'attendais à pire, y'a que la prise de son qui était merdique par moment. Surtout ce qui m'étonne le plus c'est où est-ce qu'ils ont trouvé le pognon pour produire ce film et tourner dans tous ces lieux ??

(2) F I R E I N C A I R O

(4) On se retrouve face à un tel film comme face à une bonne partie de l’art contemporain, l’artiste me prend-il pour une saucisse ou est-ce un génie avant-gardiste et donc par définition indéchiffrable aujourd’hui ?
Ici j’ai choisi mon camp, celui du "Jour et la Nuit" qui lui avait la foi en son premier degré, qui s’imposait instantanément comme le geste sublimement prétentieux et chevaleresque d’un homme sûr d’un talent qu’il ne possède pas.

(3) Puis je me dis : "il manque Kalfon"

(6) "Je ne m'attendais à rien, et je suis quand même déçue."

Ou peut-être que si, justement, je m'attendais à quelque chose. Quelque chose qui ait une ambition tout en ayant conscience de la rater, qui poursuive un but tout en se fichant ouvertement des moyens, un essai voué à l'échec mais qui se refuse pour autant à avorter, et préfère choisir la voir d'une autodérision joyeuse et décomplexée.

(4) J’ai beaucoup pensé à Maurice Lemaître et Isidore Isou durant ces 97 minutes, il n’imaginait certainement pas en rédigeant leurs "Films imaginaires" et "Traité de bave et d'éternité" qu’ils engendreraient des monstres.

Ou plutôt si, ils auraient adoré en engendrer, mais des vrais, des désynchronisés, pas ceux de pacotille, pas ceux qui pensent qu’il suffit de réunir du Michel Fau, du Poni Hoax et du Argento à l’écran pour être punk.

(7) Je souhaite ajouter que à part ça Jean-Pierre Léaud c'était Horus quand même, il faut le souligner c'est essentiel !

(3) A 34 mn j'ai complètement décroché

(6) Néanmoins, quand l'objectif avoué est justement la débâcle, quelle gloire, quelle absolution ? Ne demeure qu'un ennui poli face à une bérézina en rang d'oignons, la transhumance rituelle des lemmings vers le précipice, égayée seulement, de loin en loin, par des dialogues que n'auraient pas renié les scénaristes de Marseille.

(5) En cours de tournage, le kitch est allé voir Dombasle et lui a demandé: puis-je être Arielle?

Et soudain, un sous-marin.

(4) Le surréalisme n’est pas dans l’œuvre, elle est dans nos vies : être confiné depuis 3 semaines parce que le Nouveau monde ne peut exister qu’avec les outils du Moyen Âge, faire un apéro virtuel à 19h parce qu’embrasser tes proches est devenu interdit, enchaîner avec une séance de ciné virtuelle à 21h parce que c’est ça la réelle victoire de Netflix qui avait compris bien avant tout le monde que ses séries étaient un virus qui ferait de nous des prisonniers volontaires.

(2) Cependant il faut bien reconnaitre quelque qualité à cet objet filmique identifiable : tout le monde joue au même niveau bien qu'au niveau du jeu en mode roue libre Nicolas Ker est 10 fois au-dessus. Quand il dit à l'assistante réal avec qui il vient de coucher "je parle à ma femme mais je ne sais pas si c'est ma femme", on tient quelque chose qu'il ne sera capable de reproduire qu'en de rares occasions.

(1) Ça m'a fait grave plaisir de voir Asia Argento, la dernière fois que j'en ai entendu parler c'était quand elle avait révélé les horreurs qu'elle avait subies par Weinstein donc c'est cool de la voir en bonne santé. Et puis Fau et Leaud <3

Sinon, mon dieu Nicolas Ker quel déchet humain ! Je l'avais vu en interview dans ONPC donc je connaissais le personnage mais le subir pendant 1h30, outch.

(3) A 59 mn j'ai mal à la tête

(4) J'espérais sortir de cet "Alien Crystal Palace" avec l'envie d'être fun comme lui, de vous en dire quelques mots, avec humour et détachement. Mais non, et rien que pour ça je lui en veux, il m'a rendu tristement sérieux. Car c'est ce qu'il est, un produit sage et calibré. Calibré pour être "décalibré".

(4) Conclusion /:/ (1) Pour finir, ce film c'est un double ego trip qui n'amuse probablement que les concernés, probablement persuadés d'avoir réalisé une œuvre artistique exceptionnelle alors que c'est aussi insipide et oubliable qu'un bâton de surimi.

(3) À la fin, je maudis ceux qui m'ont forcée à regarder ça et je voudrais leur numéro parce que je sens que je vais faire des cauchemars, des vrais (et je ne pourrai pas les filmer)

(2) Mais je ne saurais dire ce que je préfère finalement ? La Police Gothique, écrit dans une police gothique ou Nicolas Ker en roue libre, ou les petites loupiotes qui clignotent sur la tête des flics ou quand Nicolas Ker prend un détenu égyptien dans ses bras pour pleurer avant de quitter les lieux comme un prince !

(5) Après Alien Crystal Palace, toutes les images sont impures.

(6) "Moi non plus, c'est pas parce que je joue des rôles de bouffonnes que je ne souffre pas."

(3) Point

/P.C. : / (1) Ah j'ai oublié les références ! y'en a des volontaires (les flics c'est soit les dessins de Tom of Finland soit le clip d'Alejandro de Lady Gaga et le commissaire c'est David Bowie dans Les prédateurs de Tony Scott) et des involontaires (l'histoire de la mère de Dombasle c'est celle de la mère de Hyoga dans Les chevaliers du zodiaque et le plan de fin de la mer vue d'en dessous c'est Evangelion).

(3) (Là je vais me faire un irish coffee)

Co-écrite par Kenshin, Thekla, Jess Ica, Lyusan, Shania Wolf, Takeshi et Guyness

une critique sous forme d'image avec plein de couleur est en cours de création.

Kenshin
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Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Sexualité - Mets la tête dedans., Dans ce film - Il y a une réplique qui m'a plu. et 2020 - Films vus

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il y a 3 jours

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takeshi29

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