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le 21 févr. 2025
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Companion est un thriller de science-fiction, un huis clos où l'enjeu est de sonder la porosité entre l’âme et l’algorithme. Iris (Sophie Thatcher), androïde façonnée pour être la compagne idéale, s’abandonne d’abord à son rôle sans soupçonner l’illusion dont elle est prisonnière. À travers son regard, Hancock met en scène une tragédie où le libre arbitre se négocie, et où la perfection artificielle ne tarde pas à engendrer le chaos.
Si la critique d’une masculinité programmant ses fantasmes dans la chair synthétique se veut acérée, elle demeure enfermée dans un discours convenu et les tensions initiales s’effilochent à mesure que le film s’abandonne aux artifices du thriller classique.
Hancock s’inscrit dans une lignée prestigieuse (Ex Machina, A.I. Artificial Intelligence) sans jamais atteindre leur densité thématique. Là où Garland sculptait le doute et l’ambiguïté, Companion révèle trop vite ses intentions, jusqu’à appauvrir son discours. Ici, la machine ne change que de langue et de niveau d’intelligence, réduisant un concept prometteur à un gadget scénaristique. Les twists, d’abord habilement distillés, s’accumulent jusqu’à rompre l’adhésion.
Au-delà de ses carences scénaristiques, Companion reflète un malaise plus large : une science-fiction qui, sous couvert d’engagement, finit par illustrer le contraire de ce qu’elle veut dénoncer. En réduisant ses personnages secondaires à de simples fonctions narratives, en caricaturant son discours sur la toxicité masculine sans jamais le complexifier, le film conforte plus qu’il ne remet en question. Il devient le miroir d’une tendance où la posture critique prime sur la remise en cause véritable.
Reste une œuvre divertissante, efficace mais qui échoue à transcender ses références. En somme, il oublie l’essentiel : le trouble, l’inquiétude, cette zone grise où l’homme et la machine se confondent.
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le 21 févr. 2025
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