Un opus ultra-généreux, qui évite la redite des deux précédents en se lançant à corps perdu (à 100km/h, loopings inclus) dans l'humour cynique et les caricatures régressives, qui gravitent autour d'une Mary Elizabeth Winstead très attachante. Ajoutez à cela une BO plutôt étonnante (du funky Love Rollercoaster au titre évidemment très ironique, à l'indie rock Queen of Apologies, au pop vintage Turn Around Look At Me... Tous les titres ont du sens par rapport à l'intrigue : au-delà d'aimer le bon son, on aime l'effort du bon choix musical). Bref, notre opus préféré, forcément, surtout la scène
des misses qui se la jouent saucisses grillées dans les cabines à bronzer sur une musique toute guillerette ("Rollercoaster, ouh ouh ouh ouuuuh..."), et qui fait suivre les deux cabines à UV avec les deux cercueils des jeunes filles (meilleures transition de la saga, le cynisme est brillant !).
L'autre point non négligeable de cet opus est qu'il en remet une couche, quand on croit que c'est fini (
le moteur qui redémarre à l'improviste dans le cerveau du jeune homme déjà mort, ou la finalité de la salle de sport... On a senti le siège d'à côté se vider pendant 1 seconde : "Boing"
). L'accident de départ est assez comique lui-même (c'est un joyeux n'importe quoi comme on aime), et la fin (bien que prévisible pour ceux qui auront vu les deux films précédents) reste réussie. Le vrai coup novateur aura été de placer un personnage méchant (Ian McKinley) brillamment doublé par Alexis Tomassian (on place cela là : la VF est excellente), qui essaie de devancer les projets de la Mort pour s'en tirer lui-même. Cette mesquinerie égoïste est une bonne idée car l'on se demande ce que l'on aurait fait, à sa place, et cela apporte un peu d'anti-jeu à la saga. Un film qui n'a pour seule envie que de souffler un bon coup sur la saga, et y arrive brillamment : c'est régressif, fun, innovant, et cela vous empêchera d'abuser des cabines à bronzer. Rollercoaster, ouh, ouh, ouh...ouch.