Un beau jour, alors que je faisais le tour des bacs disco d'un de mes disquaires favoris, j'ai eu l'occasion de trouver un double album pour la bagatelle de 5€. Donna Summer, Diana Ross, Thelma Houston... Niveau disco on est sur un casting de haute voltige. Après une brève écoute j'ai bien évidemment décidé de ne pas passer à coté de cette affaire en or, et, voyant que tout ceci faisait partie d'une bande sonore, ai logiquement ajouté le mystérieux mais fort tentant Thank God It's Friday à ma liste d'envies SC.

Il m'aura fallu environ 6 ans pour enfin prendre la décision hasardeuse de regarder celui qu'on a renommé - de manière fort littérale mais assez ridicule - Dieu merci, c'est vendredi lors de son passage outre Atlantique.

Malgré l'incroyable phénomène social et culturel qu'a provoqué l'émergence de ce courant musical, assez peu de films d'"époque" sont réellement dédiés à l'univers de la disco, ils ne m'en vient que deux autres en tête : le légendaire Saturday Night Fever et Disco Godfather, un film de Blaxploitation pas foufou. C'est donc plonger au cœur d'une rareté, voire même d'une incongruité cinématographique, que de démarrer Thank God It's Friday. Et quelle plongée ! Dès les premières images on y est ! Dans l'ambiance du disco ? Pas forcément... Dans un film de merde de la fin des années 70 ? PARFAITEMENT !

Là ou Saturday Night Fever surprend en étant un film social paré de paillettes, stroboscopes et pattes d'eph, on, ne trouveras ici rien de plus qu'une comédie de bas étage : l'ensemble des personnages sont on ne peut plus monolithiques - notamment la totalité des personnages masculins qui ont un grave problème de libido les menant à harceler - voire agresser - toute personne du sexe opposé se trouvant sur leur route, le club de l'année à l'air d'être un temple de l'ennui à en juger par le regard et les actions des figurants, la caméra est placée de la manière la plus basique possible. Pourtant j'ai passé un bon moment, et ce pour trois raisons particulières :

  • L'idée d'un film choral dans une boite de nuit est très bonne et permet d'appréhender la soirée dans sa globalité. Si la plupart des situations sont navrantes, certaines sortent du lot et sont fort croustillantes (notamment celle de la leçon de danse dans le parking).
  • Thank God It's Friday est en fait à l'image du disco : kitsch et généreux et cela compense largement ses maladresses à mes yeux.
  • Donna Summer, tout simplement.
arthurdegz
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le 4 mars 2025

Modifiée

le 4 mars 2025

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