On se sera émerveillé de l'élégance virtuose de Fred Astaire, dont plusieurs numéros dansés doivent figurer dans une anthologie de son talent, de la beauté, à la fois diaphane et éclatante (le paradoxe n'est qu'apparent) d'Audrey Hepburn (qui fut assurément une des plus séduisantes actrices de l'âge d'or du cinéma), de l'absolue élégance des tenues confectionnées par Hubert de Givenchy pour un film qui est une ode à l'élégance. Eblouissants numéros très bien chorégraphiés et d'une photographie éblouissante. Il faut dire que Drôle de frimousse est inspiré de la vie du grand photographe Richard Avedon et de son égérie, le mannequin Suzy Parker. Toutes les séquences où Dick Avery/Astaire capte, ici et là, au Marché aux fleurs, devant l'Arc de triomphe du Carrousel, à la gare du Nord, au Louvre devant la statue de la Victoire de Samothrace, dans le grand escalier de l'Opéra Garnier ou les fontaines du Trocadéro l'élégance de son modèle sont de purs instants de bonheur.
Quel film charmant, délicat, gracieux, léger, venu de cet enchanteur de Stanley Donen.