Les plus :
- Les personnages sont très bien écrits et incarnés, tous gravitant autour d’Allan. La relation avec Ella, le petit singe, est aussi troublante qu’émouvante. Idem pour l’histoire d’amour avec Melanie, sobre mais touchante, et l’amitié sincère avec Geoffrey (qui a dit Herbert West ?).
- La première partie pose les bases façon drame intimiste, mais la tension monte progressivement pour déboucher sur un dernier acte en huis clos bien tendu.
- Les effets 100 % pratiques de Savini étaient invisibles à l’époque ; aujourd’hui, on les repère un peu plus, mais ils tiennent toujours bien la route.
- Quelques vraies trouvailles visuelles, comme les séquences en vue subjective. Le plan d’Ella qui saute par la fenêtre avec un éclair en arrière-plan est magistral.
- La mort de la mère dans la baignoire a clairement un petit côté comic book qui fait plaisir venant de Romero.
Les moins :
- On sent le budget limité et parfois un petit côté téléfilm… mais ça ne me dérange pas.
- L’aspect scientifique et le conflit entre Geoffrey et son boss font un peu prétexte.
Je l’avais découvert en salle à sa sortie, et j’avais tout de suite accroché. Le jump scare final avait fait polémique, surtout parce qu’il a été imposé par les producteurs, mais perso, je le trouve toujours efficace (La Mouche II s’en est d’ailleurs sûrement inspirée !) Non seulement le film est excellent, mais en plus il aborde un thème trop rare : l’expérimentation animale. Romero fait des merveilles avec un budget ridicule pour une prod studio, et surtout, il s’attarde sur ce qui compte : les personnages. Un de ses films méconnus, mais totalement réussi, qui mériterait une bien plus grande reconnaissance.