La pudeur asiatique en réponse à la violence contemporaine
Depuis le retour de Pixar en salle (après le Covid), Pixar a livré 4 films. Deux de ces films ont été réalisés par une personne d'origine asiatique; malheureusement ils n'ont pas eut de succès commerciaux.
Jumpers, réalisé par Daniel Chong, permet de comprendre que la sensibilité de ces œuvres d'influence extrême orientale est l'une des raisons pour lesquelles elles n'ont pas touché le public occidental.
En effet, il met en scène directement une asiatique élevée dans un monde occidental. Combattante pour ses convictions, elle ne trouve apaisement qu'auprès de sa grand mère qui lui transmet patience et recul. Nous entendons les militants qui trouveront la conclusion niaise car volontairement anti-réactionnaire. Mais en y réfléchissant, on peut appliquer cet angle aux 2 autres films et comprendre l'audace des nouvelles propositions de Pixar malgré les échecs.
Faut-il rajouter que Vice Versa 2, film typiquement occidental, a cartonné au box office.
Et qu'encore une fois, Disney fait le minimum syndical en terme de communication pour favoriser... TOY STORY! Saviez-vous que "Jumpers" était sorti début Mars 2026 ?
Le début aurait pu nous faire un "là-haut". A d'autres moments, l'émotion monte mais on passe vite à autre chose. Chong choisit de ne pas nous faire pleurer, Mabel ne doit pas se morfondre ainsi la prise de recul n'est plus une lâcheté. (A l'inverse de Zootopie 2)
Dernier aspect que je retiens, la monarchie chez chaque groupe d'animal et leur conseil "inter groupe" n'est finalement qu'un subterfuge pour cacher une critique de la géopolitique derrière un faux drapeau écolo/animaliste, bien plus accessible aux enfants. Poser la graine qu'ils font partie de quelque chose de plus grand, ça mérite un succès commercial.
[!] Une scène post crédit après les crédits animés et une autre à la toute fin [!]