Un ambassadeur américain basé en Israël, accompagné du chef de la sécurité, tentent de négocier entre Israéliens et Palestiniens, alors qu'au même moment, la femme du premier couche avec un des chefs de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine).
Le conflit Israëlo-Palestinien est un sujet épineux et la Cannon a fait le choix de le traiter d'une façon peu subtile, où si le message de paix est clairement défini en tant que tel, comme le montre le dernier plan, c'est au prix d'une certaine indigence. Aussi bien technique, avec des moyens d'un téléfilm de l'époque, et des acteurs, Robert Mitchum en tête, qui semblent s'en fiche totalement. Il y a quand même l'originalité de voir Fabio Testi jouer une personne du Moyen-Orient et, plus émouvant, c'est la dernière apparition à l'écran de Rock Hudson, déjà frappé par le Sida, dont l'état physique a compliqué le tournage, et qui disparaitra l'année suivante. Une immense perte, car dans ce rôle-là de diplomate pas si gentil que ça, il fait encore des merveilles, mais on voit déjà les ravages de la maladie sur son visage, qui a l'air déjà marqué.
Il y a aussi Ellen Burstyn, qui joue la femme de Mitchum, et dont on voit les seins dans une de ses premières scènes, et qui défend bien son personnage dans le sens où le mari semble se moquer du fait que sa femme le trompe, y compris lors d'un chantage à la cassette car ses ébats avec son amant ont été filmés, mais il y a un risque que ça compromette les efforts de paix entre les peuples.
C'est fait sans grand génie, où l'essentiel du budget semble avoir été mis dans la seule scène d'action qui est à la fin, mais c'est un peu la vision qu'aurait la Cannon de cette histoire, qui touchera presque au sublime deux ans plus tard avec Delta Force, autre façon de parler d'un sujet sensible avec peu de finesse.