De près de 20 ans antérieur à la version de Carlos Saura, le film de Francisco Rovira ne fait guère preuve d'inventivité mais se laisse voir, faute de mieux, pour ses parties dansées bien que son flamenco soit dépourvu de flamme. Dans le rôle de la belle de Cadix, hantée par le fantôme maléfique et grossièrement insistant de son ancien amant, la dénommée La Polaca, à la carrière plus fournie en tant que chanteuse et danseuse qu'actrice, séduit par sa beauté canaille. C'est beaucoup grâce à elle si le film reste à peu près regardable, et évite de sombrer dans une léthargie profonde.