Seconde collaboration entre Belmondo et Oury après l'excellent Le Cerveau (Dont j'ai déjà écrit la critique pour info), le duo s'aventurait cette fois-ci à l'aube de la seconde guerre mondiale. Très critiqué à l'époque par la presse snobinarde qui se pince toujours le nez lorsqu'on parle de film "grand public", L'As des as représentait pour ma part le dernier grand film de Gérard Oury avant qu'il ne sombre petit à petit dans l'insignifiance. Avec un scénario taillé sur-mesure pour un Belmondo dont la carrière commençait tout doucement à décliner, ce film d'Aventure familial concentrait tout le savoir faire de Gérard Oury en terme de gags bien sentis et de rebondissements créatifs. Porté par l'inoubliable partition de Vladimir Cosma, L'As des as transformait donc notre Bébel national en sauveur des juifs et en pourfendeur des Nazis pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Quand c'est bon, c'est bon et L'As des as faisait indéniablement partie de ces grands films populaires à même de plaire à tous les publics, jeune comme vieux, prolétaire comme bourgeois. Un énorme merci à Gérard Oury et à Jean-Paul Belmondo pour ce beau moment du cinéma français.