Je l'avais loupé en salle et je suis content d'avoir pu rattraper ce film qui fait partie des favoris des César cette année.
On suit un jeune homme sans papiers qui bosse comme un acharné à livrer des repas toute la journée en vélo qui va peut-être bientôt atteindre son but. Il répète alors constamment son histoire, ou plutôt celle qu'il va présenter en entretien pour faire valider sa demande d'asile.
C'est pas évident d'utiliser la caméra portée tout le long d'un film car ça peut être fatigant pour le spectateur mais pas forcément pour les bonnes raisons. Ici, on sent la maîtrise de cette façon de filmer, ce qui fait qu'on a pas le temps de souffler mais qu'on est pris dans le flux de la vie de cet homme avec ses problèmes, son entourage et son boulot.
Je trouve ça très bien de représenter cette partie de la population, souvent oubliée et méprisée, qui fait tout ce qui est à sa portée pour atteindre une situation stable, même quand l'espoir n'est plus là et que cela devient une question de vie ou de mort.