La bête aveugle débute comme pas mal de films, avec l’élèvement et la séquestration d'une jeune femme par un homme fantasmant sur elle. Les images de la découverte du lieu de séquestration sont magnifiques et intrigantes. Puis le tour du lieu fait le film s'effondre lentement dans un rapport longuet entre, la femme et son geôlier. Les relations entre les personnages sont trop étendues mais en même temps nécessaire pour la seconde partie. Celle-ci va pendre une toute autre tournure, la fin du métrage emmène ces personnages dans une folie jusqu'au-boutiste formidablement accentuée par Yasuzo Masumura.