Il est des films qui distraient, d’autres qui amusent. Celui-ci console.
Pascal Elbé nous offre là une œuvre dont on sortirait presque reconnaissant, comme après une douce confidence reçue au détour d’un soir mélancolique. Il semble, à l’entendre battre, que ce film pourrait, à lui seul, soulager quelques fatigues de l’âme et l’on se surprend à penser qu’il devrait être prescrit plutôt que projeté.
C’est un Pagnol moderne : tendre, bienveillant, sans prétention, avec une vraie humilité à l’image de ce Jean Chevalin incarné par Benoît Poelvoorde.
Quelle bonne idée de l’avoir choisi pour porter le film sur ses épaules. Je trouve d’ailleurs qu’il est sous-coté, car son jeu est d’une finesse d’horloger. Il vous fait passer du rire à l’émotion avec un simple regard, une mimique, sans jamais tomber dans des pitreries forcées pour arracher un rire facile.
Une prestation qui m’a profondément touché. Benoît Poelvoorde fait partie de ces acteurs rares dont on peut dire : « Je suis allé voir le dernier Poelvoorde », comme on le dirait pour un Delon ou un Clavier.
Une très belle histoire qui rappelle les films de mon enfance… et ça fait un bien fou.
À ne pas rater.