C’est le dernier film du festival, et alors là c’était vraiment intéressant.
Là où Carne m’a laissé un peu sur ma faim (sans mauvais jeu de mots). La Bouche de Jean Pierre a su parfaitement incarner ce que son prédécesseur a voulu. Sans trop de prétention. Avec une caméra plus naturel et un peu plus conventionnel, le film arrive à raconter la traversée de cette fille dans une partie de sa vie qui n’est pas la plus facile. Le film traite de la pedophilie et du suicide avec brio.
Là où Carne privilégiait plus son montage un peu anxiogène, La Bouche de Jean Pierre, à l’inverse, utilise un montage très calme et une caméra très posée afin d’accentuer le malaise du spectateur (j’en prends pour exemple le plan séquence de l’agression sur la fille comme exemple). Lucile Hadzihalilovic a filmer également beaucoup de scènes banales du quotidien, et a dirigé les acteurs afin d’en faire ressortir quelques chose de très naturel de ce film.
En bref, même si j’étais très fatigué (je venais de m’enchaîner 6 film + il était 23h passée), j’ai vraiment su apprécier ce film qui est l’une de mes meilleures découvertes de la journée. Le côté naturel accentue vraiment le côté malaise, c’est sublime, et techniquement il n’y a rien a redire. Mais un rewatch ne me ferait pas de mal