Cette Ligne Verte dégage tout de l'agréable classicisme du cinéma américain des années 90, ces films charpentés avec solidité, finement rythmés malgré leur longueur, marqués stylistiquement mais sans grand parti-pris de mise en scène, interprétés par une myriade de visages (masculins en l'occurrence) reconnaissables et qu'on apprécie retrouver.
Mais aux choix d'avoir mis l'accent sur la parabole christique du texte de Stephen King, celle qui parle de justice et de miracles, d'amour et du poids de la vie (ce que révèle l'émouvante séquence finale), le film perd en propos politique, reléguant au secondaire, voire à l'implicite, la charge antiraciste et la démarche clairement anti-peine de mort qui fait pourtant la force de ce rec