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Monge tes morts!
Un film découvert durant mes jeunes années, pour lequel j'ai conservé une véritable affection. Revu encore récemment, j'ai trouvé "La maison assassinée" toujours aussi prenant et agréable, tout...
le 6 mai 2022
La flamboyance de La Maison assassinée tient pour beaucoup à son atmosphère fantastique au sein de laquelle l’espace domestique sert de cadre à une réflexion sur la malédiction (d’un lieu, d’une lignée, d’un village). Aussi le long métrage se situe-t-il dans la continuité d’autres : on pense notamment au Vieux fusil (Robert Enrico, 1975) et à son château maudit, à L’Été meurtrier (Jean Becker, 1985) et son enfantement criminel au sein d’un village de Provence, à Jean de Florette (Claude Berri, 1986) et à son pays de la soif qui perdra un citadin soucieux de bien faire. Avec à chaque fois la province, et le Sud privilégié pour l’examen des passions humaines – le Nord intéresse davantage les cinéastes pour un sujet social. L’ouverture constitue à elle seule un morceau de bravoure tant par la tension qu’elle installe que par l’ambiance paranoïaque et surnaturelle qui s’en dégage, séquence incertaine que la suite éclairera à la lumière de la vérité.
Mis en scène avec rigueur et inspiration, le long métrage atteint une poésie de la souffrance humaine à la fois collective et individuelle dans une relation permanente avec la Grand Guerre, toile de fond devant laquelle ressurgissent les non-dits, les exactions, les injustices. L’intelligence des dialogues oppose ainsi la « gueule cassée » de Patrice Dupin à l’implosion de l’identité de Séraphin Monge qui advient par la destruction – extérieure cette fois – de ladite maison. Soulignons enfin l’interprétation magistrale de tous les comédiens, Patrick Bruel en tête. Un grand film.
Créée
le 15 déc. 2024
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