On a souvent tendance à oublier qu'avant de collectionner les statuettes pour des drames en costumes, Meryl Streep s'est frottée au thriller pur jus. Dans The River Wild, Curtis Hanson délaisse la sophistication urbaine pour nous plonger dans un enfer aquatique où la tension ne retombe jamais. En effet, la mise en scène utilise la géographie accidentée du Montana pour transformer chaque virage de la rivière en une menace psychologique. Face à elle, Kevin Bacon déploie un charisme de prédateur absolument savoureux, rappelant que les meilleurs thrillers des années 90 reposaient avant tout sur une incarnation solide.
Par ailleurs, si le film brille par sa gestion de l'espace et son montage nerveux, il cache des secrets de fabrication assez dingues, notamment sur l'implication physique de Meryl Streep qui a failli y laisser sa peau. Mais au-delà de l'adrénaline, le film pose une question de fond sur la résilience familiale qui bascule lors d'un troisième acte pour le moins… inattendu. Pourquoi certains choix de production ont-ils failli faire couler le film juste avant le dénouement ?
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