Un avocat fameux et marié s'éprend d'une jeune fille et en fait sa maitresse.
Démon de midi, probable détournement de mineure ; le film n'en parle pas : il est d'une grande pudeur... Par conséquent, rien de scandaleux ou de subversif. Tant est si bien que la liaison, alimentée par rien, entre le vieux beau Marcel (Victor Francen, à la barbe poivre et sel irréprochable) et Diane est complètement dépassionnée et n'a aucun intérêt. Cela dit, cet aspect n'est peut-être pas le cœur du sujet de la pièce d'Henry Bataille dont le film de Diamant-Berger est une adaptation probablement insuffisante.
Le film commence comme une comédie bourgeoise insignifiante, avec le reflet d'une jeunesse dorée un peu sotte (ou bien très démodée). Les personnages sont franchement futiles et on se dirige vers un adultère bourgeois de plus. C'est dommage au sens où l'existence conjugale suggérée entre Victor Francen et Annie Ducaux exprime des ressentiments et des frustrations longtemps refoulés qui sont autant de pistes trop vite abandonnées au profit d'un drame sentimental commun (et dépourvu d'un enjeu, qui aurait pu être la carrière ou la respectabilité de l'avocat, pourquoi pas).
Le dénouement est théâtral, forcément ; il est aussi rocambolesque, sinon grotesque.