La virgen roja
Date de sortie : 2024
Date de déroulement : 1933
Je m'attendais à un film historique qui retrace la vie de cette enfant/femme, qui soit plus littéraire et philosophique. Plus de temps centré sur ses écrits et la façon dont elle a fait avancer, ne serait-ce qu’un peu, la cause des femmes. Le film prend le parti de se concentrer sur sa mère, son endoctrinement, et sur l’atroce calvaire que cette fille a dû subir.
Le film est lent et se déroule que dans peu d'endroits, si ce n'est cette maison froide et blanche dont je trouve l'ambiance peu recherchée. Le film nous montre du début à la fin les conditions de vie de cette enfant prisonnière d'une mère inhumaine. Et je dois dire que suivre une tortionnaire tout un film n'a jamais été mon style.
La réalisation reste propre, accompagnée de bonnes interprétations de la part des acteurs. Ils ne nous laissent pas indifférents et le film n'est pas dénué d'âme. Il adopte un ton unique et tristement sans nuances, comme le personnage principal, qui est au final plus la mère infanticide que la fille et ses écrits.
Pas de montée de rythme qui accélère ou ralentit, le film reste, même sur les moments durs, sur son rythme. Comme cette femme obsédée et sans morale, sans cœur, qui, même dans les moments critiques, reste égale. Si bien une femme horrible qu'à la fin, quand celle-ci assassine sa fille et laisse paraître une once de tristesse, on comprend que ce n'est nullement par sentiment à son égard, mais juste la tristesse d'avoir échoué dans son œuvre.
Et j'ai toujours trouvé que regarder des films sur des personnages aussi cruels était une perte de temps. Un portrait plus travaillé de cette écrivaine aurait été plus judicieux. Nous offrir un peu plus de ses textes, bien que poussés par un endoctrinement sévère, aurait été plus intéressant.
Un film intéressant dans sa réalisation, son ton, son ambiance, qui se calque sur son personnage principal d'une froideur extrême.