Sur un sujet ne me captivant pas des masses, Frédéric Mermoud parvient à offrir un récit bien mené sur les grandes écoles, sans angélisme ni diabolisation, faisant la part belle aux personnages, écrits avec soin. Évitant la caricature tout en montrant la difficulté de s'intégrer à un tel milieu lorsque vous y êtes totalement étrangère, « La Voie royale » trace sa route (quel humour) avec intelligence, sans rien proposer de réellement surprenant (à une ou deux exceptions), mais maîtrisant son sujet et faisant la part belle à son héroïne (convaincante Suzanne Jouannet), s'offrant même le luxe d'un discours légèrement politique lors du dénouement. Plutôt habile et finalement un peu plus « grand public » qu'au premier abord.