Surpris en plein adultère avec une cliente de son père, Jakub, un jeune professeur, est chassé de l'appartement familial. Son père lui demande alors de retourner dans le jardin de son grand-père pour le vendre et s'acheter son propre foyer, ne supportant plus de vivre avec ce fils dont il a honte.
Ce jardin perdu et à l'abandon porte les échos du passé. C’est ici que le père de Jakub a été élevé dans la violence et une idée rigide de la vertu. Mais le jardin se révèle aussi être un lieu enchanté où se succèderont autant d’apparitions que d'étapes initiatiques. Chaque chapitre symbolise une leçon. Au fil des jours, Jakub va entreprendre un pèlerinage intérieur.
Cette odyssée intime, à mi-chemin entre conte philosophique et réalisme magique, fait du jardin un espace où le temps se dilue. Jakub, professeur des écoles abandonne son poste et se perd dans le jardin pour y recevoir une nouvelle éducation.
C'est alors qu'arrive Helena.
Helena écrit à l'envers, comme si le monde ne pouvait être lu qu'à travers un miroir.
Elle porte sur son corps les blessures causées par sa mère.
Elle refuse que Jakub la touche. Dans ce refus elle lui tend le miroir de sa propre violence, de son désir de viol.
À travers la terreur dans ses yeux, Jakub pourrait y découvrir son propre reflet, et avec lui, une urgence d'interroger la violence qu'il véhicule. Prendre conscience du mal qui sommeille dangereusement.
Helena, en bonne fée miraculeuse, est dévouée corps et âme à soigner Jakub. Les pieds dans une fourmilière, elle lui enseigne à faire corps avec la nature pour lui permettre de guérir de ses blessures intimes - et par là même ne pas perpétuer le mal.
Mais les fourmis peuvent-elles réellement soigner les violences transmises et perpétuées de génération en génération ?
À la fin, Jakub devra apprendre par lui-même à écrire à l'envers, comme le lui a montré Helena.
Et il devra la laisser en lévitation, se libérer elle-même du mal que les hommes lui ont causé - et ont causé à sa mère avant elle, et à sa mère avant elle...