Si l'intrigue n'est pas sans qualités et réserve quelques surprises, c'est clairement certaines coutumes, la société et ses personnages qui intéressent le plus Samuel Fuller ici. S'il n'oublie pas les scènes d'action et garde un certain sens du suspense quant au fin mot de l'histoire, c'est vraiment ce qui est autour qui est prépondérant, de la relation complexe unissant les deux amis sur fond de guerre de Corée à un « choc » des cultures, une philosophie différente de la vie, le tout sur fond de rivalité amoureuse traitée assez subtilement. Sans doute pas le titre le plus puissant de son auteur, mais une œuvre élégante, aboutie, exploitant habilement ses décors et non dénué d'humour parfois piquant : « Le Kimono pourpre » mérite clairement le détour.