C'est toujours difficile d'aborder la nature dans des films sans tomber dans de l'essentialisme ou de l'idéalisation de la nature qui aboutirait à un discours réactionnaire.
Hamaguchi traite bien le sujet, ni dans une vision idéalisée d'une nature sans l'homme ou même d'une campagne contre la ville, ni dans une volonté destructrice et prédatrice de la nature, il insiste bien sur l'équilibre qui existe entre les deux et que l'important est de le maintenir pour que chacun puisse persister.
Le personnage de Takumi l'incarne parfaitement en plus de défendre directement cette vision dans tout le film, jusqu'à la scène finale qui peut surprendre mais qui fait rapidement sens.