Les papillons de la nuit nous plonge dans l'atmosphère des bars de Ginza, à travers l'animosité qui règne entre une propriétaire depuis longtemps installée à Tokyo et une nouvelle qui n'est pas une inconnue pour la première (vu leurs origines, c'est aussi Kyoto vs Osaka). Le film de Yoshimura utilise la voix d'un narrateur, qui fait office de recruteur d'hôtesses, pour raconter une histoire aux nombreux embranchements, avec des flashbacks en noir et blanc, qui se resserre finalement sur un dénouement spectaculaire et tragique. Un peu inégal mais très rusé dans sa narration, Les papillons de la nuit exhale un parfum amer autour du portrait croisé de deux femmes rivales aux nerfs plus fragiles qu'elles ne semblent le montrer.