Film étrange, doux, sensible. On comprend que « Les Dimanches de Ville-d'Avray » ait pu susciter l'incompréhension. Pourtant, cette relative lenteur ne m'a jamais vraiment dérangé, touché par une telle humanité, que l'on a finalement pas tant l'occasion de voir, surtout en prenant le temps de la développer. Jamais malsain tout en soulevant des questions intéressant, l'œuvre offre un de ses rôles les plus marquants à Hardy Krüger, tout en offrant de jolis personnages secondaires (peut-être pas assez nombreux), Cybèle, bien sûr, mais aussi Madeleine en compagne (très) compréhensive et (très) patiente, fort joliment interprétés respectivement par Patricia Gozzi et Nicole Courcel. Jusqu'à un dénouement douloureux, mais presque inéluctable. LE film de Serge Bourguignon, dont on regrette qu'il n'ait pas eu plus souvent l'occasion de s'exprimer derrière la caméra, s'appuyant également sur une très belle photographie et une région parisienne filmée avec poésie, presque onirisme : à (re)découvrir.