Le cinéma aime Marseille... Marseille aime offrir au cinéma français des films sociaux notamment sur les jeunes, très régulièrement membres de l'immigration comme c'est le cas de ce film. Même si ce n'est largement pas le sujet principal du film, il rabat les cartes et ré-affirme la masculinité des jeunes marseillais vis-à-vis de leur rapport aux femmes. D'où le titre Les Filles désir. Moi, mon principal défaut des films ultra-indépendants comme cette réalisation de Princia Car, qui réalise son premier film, c'est que les acteurs et actrices sont tous débutants ou anonymes, ce qui rend le film certes plus naturel mais aussi pas forcément réussi au niveau de l'acting.
Mais, derrière, le film apporte de réelles qualités : Carmen, ancienne amie du groupe fait son retour mais son passé d'ancienne prostituée surgit ce qui rend le groupe plus méfiant mais d'un côté rassemble les deux filles du groupe... C'est d'ailleurs le fil rouge de la deuxième partie du film à l'inverse de mecs toujours masculinement toxiques. Les trois personnages que sont Omar, Carmen et Yasmine sont attachants à défaut d'être particulièrement bien développés.