8
3176 critiques
Requiem for a teen.
L’entrée en cinéma de James Gray se fait par un geste aussi fort que naïf : dans une salle obscure, face à un western dont la pellicule finit par brûler. La symbolique est ambivalente : fin du...
le 13 sept. 2016
Lorsque l'on évoque un premier film, on imagine volontiers un court-métrage brinquebalant, mal éclairé, tourné à l’arrache sur une caméra Video8 fatiguée, bricolé avec l’énergie fébrile des débuts et les premiers tâtonnements artistiques. Вовсе нет !
Little Odessa surgit au contraire comme un objet de cinéma pleinement aiguisé. Brighton Beach — cette « Petite Odessa » new-yorkaise — n’est pas qu’un décor : c’est une terre de mémoire déplacée, un morceau de shtetl transplanté entre l’Atlantique et l’asphalte, où la langue ukrainienne, les rites juifs et la loi du clan survivent comme des braises sous la cendre d'un brasier de fortune sous les poutres métalliques de Brooklyn. Dès ses premières images (quelle photographie bon dieu !), le film sonne comme un requiem sombre et funèbre, hanté par la neige, la famille, la faute et l’exil.
Au cœur de cette tragédie, Tim Roth incarne un tueur à gages quasi-spectral, tout de cuir vêtu, comme un homme déjà en deuil de lui-même. Et quelle justesse ! Edward Furlong lui répond parfaitement dans la peau du jeune frère à la recherche de la figure paternelle (thématique assez récurrente chez Gray). Ah oui et il y a Vanessa Redgrave aussi... la mère.
Sympa le casting pour un premier film.
Film de la violence contenue plus que de l’explosion, Little Odessa avance à pas feutrés, préférant la gravité à l’esbroufe, la mélancolie à la démonstration, la musique sacrée orthodoxe au synthé de Brad Fiedel. Déjà s’y dessinent les obsessions qui irrigueront toute l’œuvre de Gray : la famille comme fatalité, le choix du Bien et du Mal ou encore l’amour comme dernière lueur avant l’engloutissement.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 30 déc. 2025
Critique lue 6 fois
8
3176 critiques
L’entrée en cinéma de James Gray se fait par un geste aussi fort que naïf : dans une salle obscure, face à un western dont la pellicule finit par brûler. La symbolique est ambivalente : fin du...
le 13 sept. 2016
5
606 critiques
Il y a quelque chose, du James Gray surement, faut aimer... C'est incroyablement déprimant et remporte une certaine unanimité qui m'étonnera toujours. C'est bien joué assez logiquement avec Tim Roth...
le 22 juin 2012
8
116 critiques
Comme les matriochkas, « Little Odessa » enchaine au milieu d’une tragédie familiale un thriller obscur se composant de plusieurs facettes. Chronique d’une famille russe égarée à Brooklyn et dont...
le 15 mars 2016
3
10 critiques
Un film lourd et dissertatif. J'ai tenu car je suis assez sensible à l'histoire de ce pays. L'interprétation de Jude Law est assez réussie, parfois même bluffante ! Très déçu du reste que ce soit...
le 17 févr. 2026
9
10 critiques
Peut-être l'un des plus beaux films que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui... le plan séquence inaugural m'a décroché la mâchoire (je me demande encore comment ils sont parvenus à réaliser cette...
le 1 févr. 2026
6
10 critiques
Un inclassable western aveyronnais dans lequel des chasseurs de prime gays s'écharpent. En parallèle de la traque, il est de coutume de tenter de séduire tous les hommes mariés de cette province hors...
le 17 mars 2026
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème