Philippe Lacheau, en tant que réalisateur, représente un peu le dernier espoir d’un certain cinéma populaire hexagonal : une promesse assumée de rire du début à la fin.
Est-ce encore le cas avec ce Marsupilami version 2026 ? Oui, clairement.
C’est toujours un vrai plaisir de retrouver la bande à Fifi. J’avoue rire énormément devant la plupart de leurs films, et ce nouvel opus ne fait pas exception. Franchement, ça fait du bien de débrancher son cerveau et de se laisser emporter par une avalanche de situations burlesques dont seuls eux semblent avoir le secret.
Adapter le Marsupilami en comédie n’était pas un pari évident. Même l’excellent Alain Chabat s’y était attaqué en 2012 avec un résultat qui divisait déjà beaucoup. Ici, l’humour pour adultes — véritable marque de fabrique de Lacheau — reste bien présent, mais le film réussit surtout à fonctionner comme une vraie comédie familiale. La bande à Fifi réussit son pari familial, et c’est clairement un film qui parle aussi aux enfants, sans jamais perdre les adultes en route. Lors de ma séance, toutes les générations étaient présentes dans la salle et les éclats de rire ont fusé de partout : la bande à Fifi fait rire toutes les générations.
Au-delà de l’humour omniprésent, le long-métrage parvient même à émouvoir dans son final, jusqu’à arracher une petite larme aux plus sensibles — chose finalement assez rare dans la comédie française actuelle.
Sans spoiler, en plus de sa bande de fidèles, plusieurs visages bien connus du réalisateur répondent présents, pour le plus grand plaisir du public.
Bien sûr, il y aura toujours des grincheux pour dire que ce n’est “pas du grand cinéma”. Mais franchement, j’ai adoré — et je me suis même surpris à rire pendant le générique de fin, totalement improbable.
Et honnêtement, rien que pour voir le bébé Marsupilami, absolument irrésistible, le déplacement vaut le coup.
Merci la bande à Fifi !