Pour moi qui joue au tennis de table depuis 2015 et qui me suis tapé des réflexions toute ma vie du genre "C'est un sport ça?" Ce film est une bénédiction haha. Certes l'amour du tennis de table est pas la principale chose qui anime Josh Safdie dans ce film, mais c'est sympa quand même de le voir représenté à l'écran. Et c'est pas un enjeu si secondaire que ça dans le film, je suis pas d'accord avec les gens qui critiquent ce point.
Je trouve pas non plus que le personnage soit le pire monstre de l'histoire de l'humanité et qu'il serait ultra-glorifié par Josh Safdie. Alors oui c'est un film de mecs, c'est un peu viriliste, le co- scénariste Ronald Bronstein doit pas non plus être un anarcho-féministe, mais est-ce qu'on peut vraiment en demander beaucoup plus à un film américain avec un tel budget et un tel casting?
Je veux bien qu'on critique mais il faut être cohérent. Si vous regardez le film juste pour le dézinguer en critique, en ayant les mêmes attentes politiques que quand vous regardez un film de Ken Loach ou de Costa-Gavras, ça n'a pas vraiment de sens. Ceci étant dit, je garderai en tête le potentiel incident très cringe qui a concerné les frères Safdie à propos de l'emploi d'une mineure de 17 ans pour jouer une prostituée dans un précédent film lorsque j'explorerai le reste de leur filmographie.
Bref, sinon j'ai adoré la performance de Kevin O'Leary (Milton Rockwell) en bourgeois à la fois sadique, habile en affaires et assez attaché à sa famille.
C'est aussi intéressant sur l'aspect révolutionnaire du jeu japonais dans le tennis de table des années 50-60, j'étais pas du tout au courant. Pour ceux qui connaissent pas trop le tennis de table, c'est un sport dominé depuis des années par la Chine.
Comme Paul Thomas Anderson et Quentin Tarantino, Josh Safdie sait, toutes proportions gardées, créer des scènes fun et avec des situations rocambolesques pour notre plus grand plaisir!