Retour d'Herzog au documentaire, genre qu'il affectionne puisqu'il nous avait offert Ennemis intimes parlant de sa relation avec Klaus Kinski ou encore Grizzly Man.
Avec Encounters at the End of The World, le cinéaste annonce la couleur. Partir en Antarctique, mais pas question de filmer une fois de plus des manchots!
L'arrivée est saisissante. Bien loin des images clichées et de cartes postales lors de l'arrivée dans la base de McMurdo. Ca ressemble à une mine, il fait tout noir, il y a plein d'engins mécaniques. Difficile de se croire loin de toute forme de civilisation. Herzog part à la rencontre des différents scientifiques. Et coup de bol inouï, ils sont tous un peu fêlés ou à part comme le cinéaste. S'il est évident qu'on retrouve la patte d'Herzog dans ce documentaire, aimant montrer des personnages décalés dans ces films, il a bien choisi les gens qu'il allait interviewer entre mécaniciens se prenant à philosopher, simple soudeur fils de prince aztèque, etc. Difficile de croire que le cinéaste ne nous mène pas toujours en bateau sur ce coup. Et c'est peut-être le plus gros reproche du documentaire que l'on peut faire, c'est de vouloir faire un peu trop dans le décalé avec les personnes alors que la situation à elle-seule suffisait. On ajoutera aussi que la voix de Herzog avec son accent allemand, un peu ça va, mais elle est un rien trop présente à mon sens.
L'Antarctique, un vrai monde à part où les chercheurs y évoquent le calme presque angoissant. Des animaux hors du commun et surtout des images sous la glace qui sont tout simplement splendides.
De plus, on y va évidemment du message écologique pas trop lourd, où bon nombre de scientifiques pensent que la Terre régulera seule les êtres humains et qu'on est donc un jour condamné à disparaitre à cause des avancées technologiques qui nous permettent de ne plus rien faire par nous même (qui sait encore planter et cultiver une patate hein???).
Intéressant aussi le rapport d'un des scientifiques par rapport à Dieu, bien loin d'être en antagonisme.
Au final, des défauts, mais un très sympathique documentaire.
batman1985
7
Écrit par

Créée

le 24 janv. 2012

Critique lue 516 fois

batman1985

Écrit par

Critique lue 516 fois

3
1

D'autres avis sur Rencontres au bout du monde

Rencontres au bout du monde

Rencontres au bout du monde

9

MrOrange

241 critiques

Lettre de Herzog à la civilisation

Véritable trip (dans tous les sens du terme) cosmique et naturel, quasi-organique, sur le vivant. Werner Herzog, avec son ton grave, son humour acide, filme le mouvement, la progression,...

le 24 juil. 2014

Rencontres au bout du monde

Rencontres au bout du monde

6

Marius

280 critiques

Projection australe

L'Antarctique oui, mais pas pour faire un énième film sur les pingouins dodus. L'intention de Werner Herzog, qui nous narre tout le film aveg ein gross accsent ällemand, est louable. Sauf qu'il se...

le 3 mai 2011

Rencontres au bout du monde

Rencontres au bout du monde

8

Morrinson

2180 critiques

"Through our eyes, the universe is perceiving itself. — — —

— — — Through our ears, it is listening to its cosmic harmonies." Sincèrement, qui d'autre que Werner Herzog pour annoncer que malgré le potentiel de questionnements tels que "pourquoi les fourmis...

le 27 janv. 2021

Du même critique

Manhattan

Manhattan

5

batman1985

3555 critiques

Je n'accroche décidément pas...

Je vais certainement me faire encore des détracteurs quand j'attaque du Woody Allen et notamment un des film important du cinéaste. Je vais pourtant tenter, une fois encore, d'expliquer ce qui ne me...

le 9 juil. 2012

La dolce vita

La dolce vita

5

batman1985

3555 critiques

Critique de La dolce vita par batman1985

Ah cette Dolce Vita, dur dur de passer à côté quand on se dit cinéphile. D'autant que la réputation de ce film est grande. Récompensé par une palme d'or à Cannes, l'oeuvre de Fellini est un...

le 6 mai 2011

Le Cercle rouge

Le Cercle rouge

5

batman1985

3555 critiques

Critique de Le Cercle rouge par batman1985

Je vais me faire encore des ennemis mais je dois dire que j'ai très moyennement apprécié ce Melville alors que j'avais adoré L'armée des ombres (mon film français préféré à l'heure actuelle) et...

le 6 mai 2011